La dizaine d’étudiants en attente de l’aval du ministère de l’Éducation pour un Student Loan Scheme ne sont pas au bout de leurs peines. Ils devront attendre la mise en place d’une nouvelle structure après le démantèlement du Human Resource Knowledge and Arts Development Fund. Cet exercice doit passer par le State Law Office. Entre temps, le ministère laisse entendre qu’il a invité les banques à avancer une partie de l’argent aux étudiants. Une dizaine d’étudiants des institutions supérieures ayant fait une demande pour un Student Loan garanti par le gouvernement auprès des banques commerciales, attendent leur argent depuis six mois. Selon des informations communiquées par le ministère de l’Éducation, cette situation relève de problèmes pratiques au niveau du Human Resource Knowledge and Arts Development (HRKAD). « Dans un premier temps, la chairperson du fonds n’était pas au pays pour signer les documents relatifs. Par la suite, en lien avec le Budget 2013, de nouvelles dispositions ont été prises pour gérer le Student Loan Scheme. Nous devons donc attendre la fin des procédures pour aller de l’avant avec ce dossier », explique le porte-parole.
Ce dernier rappelle que le HRKAD avait été mis en place par le ministère des Finances. C’est donc ce ministère qui doit enclencher les procédures pour son démantèlement. « Nous avons envoyé une lettre aux Finances en ce sens le 13 juin. Nous avons aussi demandé que le nouveau fonds soit transféré à l’Éducation. Mais ces procédures doivent passer par le State Law Office et prendront du temps. » Cependant, les étudiants concernés qui attendent déjà depuis décembre 2012, doivent payer leurs frais universitaires en août. Certains se disent inquiets et craignent de devoir abandonner leurs études. À cela, le ministère affirme comprendre la détresse des étudiants. « Nous avons écrit aux banques pour leur demander de se montrer indulgents envers les dix étudiants concernés. Nous avons proposé de leur avancer une partie de l’argent en attendant que le problème soit réglé. » Interrogé quant à la possibilité pour le ministère de l’Éducation d’envoyer une lettre aux institutions supérieures — dont des institutions publiques — pour sécuriser la place des étudiants, notre interlocuteur a laissé entendre que le ministère fait confiance à la compréhension des banques.
Les étudiants concernés ont fait une demande pour un Student Loan garanti par le gouvernement. Ce plan, mis en place en 2008, avait pour but d’aider les jeunes dont les familles qui n’ont pas les moyens de “secure” un loan dans une banque. « Si au cours de ces six mois on nous avait précisé le problème, nous aurions pu entreprendre d’autres démarches. Qu’allons- nous faire maintenant ? », se désolent-ils.