Comme presque tous les week-ends, des jeunes s’adonnent à leur sport favori, le Stunt Kite, un genre de cerf-volant qui peut être manoeuvré dans les airs et qui permet de faire des tricks. Le trio que nous avons rencontré à Moka essaye de monter un club et recherche des adhérents. En attendant, ces passionnés passent beaucoup de temps à faire voler leurs cerfs-volants. Une activité qui leur procure une sensation de liberté sans pareil.
Issus de Pointe aux Sables et de Port-Louis, les trois kiters se sont déplacés à Moka pour faire voler leurs cerfs-volants, là où le vent est d’ordinaire propice à cette activité. “Si le vent souffle entre 6 à 12 km/h, c’est parfait. Au-dessus et en dessous, ce n’est pas idéal”, soutient Bryan Acking.
Le jour où nous les avons rencontrés, le vent dépassait quelque peu les 12 km/h. Pas suffisamment fort cependant pour décourager les kiters. En quelques minutes, les cerfs-volants sont dépliés et les lignes y sont rattachées. Ces lignes sont faites dans une matière spéciale. Qui a la particularité d’être très résistante et de ne pas faire de noeuds, même si elle s’emmêle. Les lignes utilisées doivent avoir une robustesse de 50 à 150 livres. La préparation terminée, les cerfs-volants sont prêts à décoller.
Dual Lines.
Les premiers à être lancés sont les cerfs-volants Dual Lines. Reconnaissables à leurs formes rappelant celle d’un deltaplane, ils éblouissent le ciel de leurs belles couleurs. On s’aperçoit tout de suite pourquoi on les appelle Stunt Kites, que l’on pourrait traduire en “cerfs-volants acrobatiques”.
En véritables acrobates des airs, les cerfs-volants donnent un aperçu de leurs capacités. Looping, fade, backflip, axel et yoyo sont quelques exemples des tricks qui peuvent être effectués avec ce type de cerf-volant.
Bryan Acking explique que les Stunt Kites évoluent à environ 25 mètres du sol. Les trois compères arrivent à les manipuler sans gros problème, mais les débutants pourraient trouver la manoeuvre difficile. Car les deux lignes servant à la direction sont plutôt sensibles. Tirer un peu trop fort d’un côté ou de l’autre peut amener le cerf-volant à piquer du nez, et la chute est parfois inévitable.
Quad Lines.
Les Stunt Kites sont également disponibles en Quad Lines, qui se composent de quatre lignes au lieu de deux. Plus difficiles à manoeuvrer, ils sont pourtant plus maniables. “Celui-là, tu peux le placer où tu veux dans les airs, à quelques millimètres près”, soutient Bryan Acking. Il placera d’ailleurs le fameux cerf-volant à quelques centimètres de la tête d’un de ses complices et également juste au-dessus de sa main.
Plus haut dans les airs, le Quad peut pratiquement tout faire. Il peut tourner sur lui-même, voler à l’horizontale comme à la verticale ou encore exécuter des Dive Stop (le cerf-volant descend et s’arrête à quelques centimètres du sol). Comme nous l’ont démontré les kiters, le Stunt Kite peut se pratiquer en solo ou en équipe. Les compétitions sont aussi possibles.
Club.
En véritables fans du Stunt Kite, Bryan Acking et ses deux acolytes, Dominique et Laeticia Kisnasamy, veulent partager leur passion. Ils invitent les personnes intéressées à se joindre à leur club, Island Kites. Le club est sponsorisé par kitelife.com, qui est géré par John Barresi, un des champions mondiaux de Stunt Kite. “Ils nous offrent des didacticiels (tutorials), des accessoires et des t-shirts.”
Le seul hic, c’est que ces cerfs-volants ne sont plus vendus à Maurice. Pour les acquérir, il faut passer par des sites comme e-bay. Le prix d’un Stunt Kite varie de 100 à 700 dollars. Les lignes sont disponibles à partir de 25 dollars.
Par ailleurs, le petit groupe d’amis compte ouvrir prochainement une petite boutique où l’on pourra éventuellement trouver des Stunt Kites et des accessoires.