Le calvaire des 90 anciens employés de la biscuiterie Subana, licenciés depuis le 22 octobre, est loin d’être terminé. Ils attendent en effet toujours le paiement de leur salaire et bonus de fin d’année. « À une réunion au ministère du Travail mercredi, on nous a dit d’attendre jusqu’à lundi, si rien n’est fait d’ici la semaine prochaine nous allons agir… »
Ces ex-salariés, majoritairement des femmes, se retrouvent aujourd’hui dans une situation difficile. Depuis deux mois, ils font le va-et-vient au ministère du Travail en vue de trouver une solution concernant le paiement de leur salaire pour les mois de septembre et octobre ainsi que leur bonus de fin d’année.
Les 90 ex-employés se disent aujourd’hui las d’attendre une décision du ministère du Travail. « Nous sommes à quelques jours du Nouvel an et nous avons des enfants… Après avoir travaillé dur toute une année, nous aspirons aussi à passer la période des fêtes comme les autres. Comment allons-nous faire sans un sou ? » se demandent-ils. Plusieurs d’entre eux comptent par ailleurs plus de 20 années de service. Dans certains foyers, mari et femme se sont retrouvés d’un coup sans emploi.
Le groupe ne compte néanmoins pas baisser les bras. Ses représentants ont eu une autre rencontre au ministère du Travail mercredi. Une fois de plus, disent-ils, on leur aurait demandé d’attendre encore quelques jours. « Si rien n’est fait d’ici la semaine prochaine, nous allons agir car c’est notre droit de recevoir notre salaire et bonus », lancent les ex-employés.
La biscuiterie Subana a fermé ses portes le 22 octobre après plus de 41 ans d’activité en raison d’une situation financière difficile. L’on indique que l’usine sera reprise par un repreneur. Une vingtaine des 90 employés seront peut-être réembauchés.