Malgré les réunions tripartites au ministère du Travail, les employés de la biscuiterie Subana disent être toujours dans le flou, principalement en ce qui concerne le paiement de leurs salaires en cette période de fin d’année. Ils déplorent également l’ignorance de Shakeel Mohamed, ministre du Travail concernant ce dossier.
« Misie Mohamed li partou sof dan bann dosie ki li sipoze travay. Nou dosie, depi oktob nou pe roule ek sa me touzour nanie », disent les licenciés de l’entreprise Subana, dont les locaux étaient situés à Bell-Village. Malgré de nombreuses réunions avec la direction de l’entreprise, rien ne laisse entendre que la situation s’améliorera. « On nous a évoqué le chômage technique. Et nous devions recevoir notre salaire ainsi que notre bonus. Mais pour l’instant, nous n’avons rien perçu », explique Sanjay Yeeranah, porte-parole des employés.
« Nous sommes plusieurs époux et femmes ayant travaillé pour cette entreprise, à nous retrouver aujourd’hui à la porte. Nous devons faire face aux dépenses de fin d’année et les dépenses scolaires. De plus, nous avons des dettes à rembourser », soutiennent d’autres. Les licenciés laissent entendre que les réunions tripartites au ministère du Travail n’ont pas abouti à une meilleure situation. Et de préciser : « Nos représentants syndicaux (la Confédération des travailleurs du secteur privé) se battent pour nous mais le vrai problème vient des directeurs ». Depuis le mois d’octobre, un véritable sentiment de frustration a gagné les licenciés. Ils déplorent les « fausses » promesses faites par Noopnarain Sukaye, un des directeurs. « Li ti promet nou ki nou ti pou reanploye. Me la nou touzour dan le vid. »