Si la destruction de la couche d’ozone et le changement climatique sont liés, plusieurs alternatives utilisées pour remplacer les substances nocives à la couche d’ozone sont connues pour avoir également un impact néfaste sur le réchauffement climatique, a affirmé le ministre de l’Environnement. Deva Virahsawmy intervenait ce matin, lors d’un atelier de travail de trois jours organisé par son ministère, pour sensibiliser les douaniers des îles de l’océan Indien sur le Protocole de Montréal, traitant de l’importation et l’exportation des substances nocives à la couche d’ozone.
Deva Virahsawmy rappelle que « le deadline pour l’élimination complète des substances nocives à la couche d’ozone est pour 2030. » Il poursuit : « L’île Maurice, en tant qu’un des Petit États Insulaires en Développement (PEID), encourage l’utilisation de technologies efficaces en matière énergétique dans les secteurs de la climatisation et de la réfrigération sous l’Environment Protection Act et le programme Maurice île Durable (MID). Elle encourage aussi l’utilisation des applications océaniques comme une des sources alternatives de l’énergie renouvelable pour la climatisation ».
Le ministre avance que malgré le succès obtenu par le Protocole de Montréal dans l’élimination des substances nocives, réussie à 98 %, « il y a encore un grand défi à relever pour éliminer les 2 % restants qui comprennent principalement des hydrochlorofluocarbones (HCFC). On prévoit que le commerce illégal des HCFC, avec le trafic de ces produits par des réseaux criminels organisés et des techniques frauduleuses et la corruption, de même que la violence contre les officiers de douane, peut menacer les efforts des pays. D’où l’importance de traquer ce commerce au niveau national. Toutefois, des efforts concertés au niveau régional peuvent être plus bénéfiques aux pays ».
Pour sa part, le directeur général de la Mauritius Revenue Authority (MRA), Sudhamo Lal, a indiqué que l’administration douanière joue un rôle important dans l’implémentation des politiques gouvernementales et contribue à la réussite de nombreux objectifs de développement national. « Sans une administration douanière efficace, les gouvernements ne pourront atteindre leurs objectifs en matière de collection de revenus, de facilitation du commerce, de statistiques commerciales et de sécurité nationale », a-t-il affirmé.
Des douaniers venus des Comores, de Madagascar, des Maldives, de Maurice, de Rodrigues, de La Réunion et des Seychelles, participent à cet atelier de travail.