Alors que l’enregistrement des “school candidates” aux prochains examens de SC/HSC est en cours, le ministère de l’Éducation tente par tous les moyens d’amener les élèves à respecter les critères d’éligibilité pour l’obtention de la subvention totale des frais de ces examens. Durant la semaine écoulée, le ministère a donné des directives aux chefs d’établissement pour qu’ils envoient aux parents un relevé mensuel des absences de leurs enfants, en ne manquant d’attirer leur attention si leur enfant « has reached or is near to reaching the 10% of absences level ». Et les parents doivent obligatoirement signer une “eligibility conditions forms”, indiquant clairement les exigences du gouvernement.
D’après cette “eligibility conditions form”, la “responsible party” doit rembourser la totalité des frais payés par le Mauritius Examinations Syndicate (MES) si l’enfant n’a pas satisfait au critère de 90% de taux de présence. L’an dernier également, le ministère de l’Éducation avait sorti la carte d’un éventuel remboursement, mais cela n’a pas empêché les élèves concernés de s’absenter régulièrement, les classes commençant à se vider à partir de la même époque.
Des enseignants travaillant dans des écoles nationales et les collèges régionaux réputés confirment un taux élevé d’absences au niveau des classes de Upper VI. « Seulement 50% d’élèves sont présents de manière régulière. Et dès que les enseignants termineront le syllabus, les classes vont se vider. Ce serait le cas dans deux semaines », disent des enseignants travaillant dans une National School.
Selon nos interlocuteurs – étudiants et enseignants –, ceux qui s’absentent déjà de manière prononcée ont déjà bouclé le programme d’études dans les leçons privées. Ils viennent alors à l’école de temps en temps pour participer aux classes de travaux pratiques. L’absence dans ces Star Colleges est due aussi à la participation aux Cambridge GCE May/June Examinations. D’ailleurs, ces épreuves ont déjà débuté il y a quelques jours.
Dans les milieux des enseignants, on laisse entendre que la participation aux examens de GCE May/June est une « pratique de plus en plus courante » parmi les élèves brillants et dont les familles ont les moyens financiers nécessaires. Ils participent à ces examens afin de ne pas perdre, dit-on, une année universitaire. « Les résultats sont connus au mois d’août et ces élèves peuvent se baser sur ces données pour faire une demande d’admission très tôt dans des institutions où l’année universitaire débute fin janvier », explique un enseignant comptant une longue carrière. Selon des chefs d’établissement et des enseignants, environ 25% d’élèves de Upper VI dans les National Colleges prennent part aux examens de mai/juin.
Par ailleurs, la directive émanant du ministère de l’Éducation aux chefs d’établissement – leur enjoignant d’envoyer mensuellement aux parents un relevé des absences cumulées par leur enfant – provoque un certain mécontentement parmi les concernés. « Comme si on n’avait pas assez à faire au niveau des tâches administratives de l’école ?! Depuis l’an dernier, les candidats et leurs parents ont été informés des critères pour bénéficier des subventions pour les frais d’examens. Les parents sont au courant que leurs enfants ne viennent pas régulièrement à l’école, les encouragent même à rester à la maison pour réviser », répliquent des recteurs.