Alors que les examens de SC et de HSC débutent le 24 septembre prochain, le ministère de l’Éducation vient tout juste d’informer les collèges que l’année scolaire pour les candidats prend fin officiellement ce vendredi 11 septembre. Le ministère avise par là même les candidats des dates fixées au sujet du critère « 90 % attendance requirement » pour être éligible à la subvention gouvernementale pour les fees d’examens. Ainsi les absences seront comptabilisées sur la période 18 mai 2015-11 septembre 2015. Mais le ministère ne donne aucune indication au sujet de la formule de remboursement en cas de non-respect de ce critère. Les collèges privés n’avaient pas encore été informés ce matin de la date officielle du dernier jour d’école des élèves de SC/Upper VI, soit dans trois jours.
Contrairement aux établissements privés, les collèges d’Etat ont déjà reçu la circulaire du ministère au sujet de la fin du calendrier scolaire des élèves de SC/HSC, certains jeudi dernier et d’autres hier. « Regular classes will be conducted for F V and Upper Six students up to Friday 11 September 2015. » Ce n’est pas pour autant que les profs de Form V et d’Upper VI pourront s’absenter. En effet, le ministère demande aux recteurs de s’assurer que ces enseignants « remain available during school hours, especially at the time they would normally have been teaching these classes ». Ils devraient être disponibles pour tout candidat qui aurait besoin d’aide et de conseil après le 11 septembre pendant les heures normales de l’école.
Il est bon de savoir que c’est la première fois que le ministère fixe la date du départ officiel des élèves de SC et de Upper VI de l’école et que cette mesure concerne l’ensemble du secondaire d’Etat et du privé subventionné. Jusqu’à l’année dernière, les collèges d’Etat arrêtaient en effet d’enregistrer les présences de ces élèves en début octobre tandis que les établissements privés, eux, décidaient chacun de la date qui leur semblait la plus appropriée.
Dans cette circulaire, le ministère demande aux chefs d’établissements de se référer à la lettre envoyée  le 14 mai dernier au sujet des “fees“ d’examens et dans laquelle mention était faite d’un critère relatif à un taux de présence obligatoire à l’école pour bénéficier d’un « full payment » des subventions. Pour rappel,  les éventuels bénéficiaires ne devraient avoir un taux de présence inférieur à 90% pendant l’année où ils prennent part à l’examen. C’est maintenant que le ministère informe les candidats et leurs parents de la période qui sera prise en considération pour comptabiliser les jours de présence. « For the purpose of the 90% attendance requirement, absences of students will be computed from the period extending from Monday 18 May 2015 up to Friday 11 September 2015 », précise le ministère de l’Education.
Le ministère prie les chefs d’établissement d’informer le staff, les élèves concernés et les parents de ces  décisions. Le gouvernement appliquera-t-il à partir de cette année ce critère de 90% de présence obligatoire à l’école et, si oui, quelle sera la formule de remboursement pour ceux qui ne l’auraient pas respecté ? Ce sont là deux principales questions que se posent les enseignants et les recteurs ayant déjà pris connaissance du contenu de cette nouvelle circulaire. « Il  n’est un secret pour personne qu’un grand nombre d’élèves de Upper VI et de Third Year n’étaient pas à l’école la plupart du temps. Il serait bon que leurs parents sachent dès maintenant comment rembourser cet argent s’ils avaient à le faire et à quel moment », disent plusieurs  enseignants. Généralement, le Mauritius Examinations Syndicate paie à Cambridge les frais d’examens des candidats mauriciens durant le mois d’août.
Plusieurs recteurs du secondaire d’Etat font remarquer que le ministère n’a jamais demandé aux écoles de lui soumettre un rapport sur la présence de chaque élève de SC et de HSC. « D’habitude, on envoie chaque semaine au ministère un rapport sur le taux de présence en général et pour la présence des élèves au niveau de chaque Form. On ne nous a jamais demandé de soumettre les données pour chaque classe et encore moins pour chaque élève », précise le recteur d’un National College.
Par ailleurs, ce matin, des responsables des collèges privés étaient mécontents de n’avoir pas encore reçu la directive du  ministère au sujet de la date officielle du départ des élèves de form V et de Form VI, et la décision concernant le taux de 90% de présence à l’école en relation avec la subvention des frais d’examen. « Il s’agit de décisions importantes pour  l’administration de l’école, mais aussi pour les élèves et leurs parents. Mais la PSSA ne nous a rien dit jusqu’ici. Je ne peux pas me baser sur ce que j’entends pour dire aux elèves concernés qu’ils pourront rester à la maison à partir de lundi prochain. Il est bon que le ministère fixe des critères pour l’obtention de la subvention, mais malheureusement, on constate que dans la mise en pratique, les autorités font les choses au p’tit bonheur. Il y a de l’a-peu-près », lance Harris Bachwa, manager du Friendship College. « Ce n’est pas correct d’apprendre certaines décisions, qui concernent aussi le secondaire privé, par des amis qui travaillent dans des  collèges d’Etat », dit avec agacement le recteur d’un autre collège, situé dans le nord.
Par ailleurs, le MES a presque complété les préparatifs pour les examens de SC/HSC, qui débutent le 24 septembre, soit dans deux semaines. La direction de l’organisme a mis l’accent cette année sur la formation intense pour les Supervisors et pour les Invigilators. Il y en aura au total 4 000 qui travailleront pour cette prochaine saison d’examen. « Je suis sereine et tout est en ordre, que ce soit pour le CPE ou pour les examens de Cambridge. Nous complétons certaines petites choses et les briefings commenceront après le 15 septembre », explique Sheila Thanacody-Soborun, directrice de l’organisme, qui fait l’expérience de sa première saison d’examen de fin d’année. « Nous organisons des “refreshing course” pour le personnel qui sera à pied d’oeuvre dans les centres d’examens. Chaque année, nous renforçons les mesures de précautions par rapport aux risques de “cheating”. Dans cette ère dominée par de  nouveaux outils de communication et d’information, il est nécessaire de conscientiser davantage les Supervisors sur cette question de “cheating” afin qu »ils puissent mieux guider les “Invigilators” dans leurs tâches », poursuit la directrice.