La dissolution de la MSPA a été avalisée mardi par l’assemblée générale spéciale de cette association à la Plantation house. La MSPA regroupait depuis 1947 les usiniers-planteurs du secteur sucrier local et comptait 12 membres. Annonçant la fermeture de l’association il y a un mois, son dernier président, Jacques d’Unienville, avait affirmé que « la fermeture de la MSPA est une suite logique à l’exercice de réforme du secteur engagé depuis 10 ans ».
« Notre environnement a complètement changé depuis la création de la MSPA et encore plus ces 10 dernières années : le gouvernement avait mis en place des institutions gouvernementales et para-étatiques, pour réguler le secteur sucrier en particulier, car le pays avait des engagements nationaux à travers plusieurs accords dont le Commonwealth Agreement et le Protocole Sucre », affirme Jacques d’Unienville. « Le secteur privé avait donc aussi mis en place des institutions appropriées, telles que la MSPA, afin d’assurer la représentativité efficace de tous les acteurs du secteur, nationalement et internationalement. Aujourd’hui, ces engagements nationaux n’existent plus – il n’y a plus de Protocole sucre, nous opérons sur un marché libre, avec des paramètres différents et, souvent, propres à chacun. La MSPA ne répond donc plus aux besoins variés et changeants de ses différents membres. Une décision collégiale a ainsi été prise pour sa fermeture, tout en sachant que nous tournons aujourd’hui une page importante du secteur sucrier mauricien », a-t-il ajouté.
Les membres de la défunte association se sont engagés à respecter, individuellement, tout accord pris au niveau de l’association, et ce pour la totalité de la durée de l’accord. Cela inclut l’Accord de décembre 2007 avec le gouvernement central, plus particulièrement le transfert de 2000 arpents de terre, et les accords collectifs signés avec les différents syndicats d’employés. En ce qui concerne les accords collectifs et autres négociations syndicales, les membres de la MSPA ont rappelé que les négociations de 2014 étaient les dernières à se faire au niveau de l’association.