Les dernières estimations à la baisse de la récolte sucrière auront des répercussions non seulement sur la rentabilité de ce secteur économique mais également sur le plan national, notamment au niveau du taux de croissance économique. Avec les nouveaux chiffres publiés par la Chambre d’Agriculture, soit des prévisions de 390 000 tonnes de sucre pour cette année, il faudra s’attendre à voir le Bureau Central des Statistiques publier de nouvelles estimations pour la croissance. La performance de la balance commerciale devra également souffrir de cette baisse de forme de l’industrie sucrière.
Cette nouvelle baisse de la récolte sucrière de 420 000 tonnes à 390 000 tonnes représente un manque à gagner de l’ordre de Rs 1 milliard pour le pays cette année. L’un des plus faibles tonnages de sucre réalisé au cours de ces dernières années a été de 375 000 en 1999 en raison d’une très grave sécheresse. En 2007, la production sucrière a été de 435 000 tonnes.
« La série noire se poursuit. L’année dernière avec un prix moyen de Rs 13 53 la tonne, l’industrie sucrière avait été accablée par la crise de l’Euro. Et cette année, elle doit faire face à une crise de production. Le plus dure reste que la rentabilité des deux raffineries, qui viennent d’entrer en opération, sera largement affectée par cette réduction substantielle dans la production », souligne-t-on dans les milieux autorisés de l’industrie sucrière.
Outre ces graves problèmes, le front des relations industrielles dans ce secteur gagne actuellement en tension avec le bras de fer entre la Mauritius Sugar Producers Association et le Joint Negotiating Panel syndical. La MSPA a déjà saisi la Cour suprême de ce problème.