Vendredi a été une journée riche en rebondissements sur le plan des relations industrielles dans le secteur sucrier. Le dénouement est favorable au Joint Negotiating Panel syndical, qui avait été initialement pénalisé unilatéralement par la décision de la Commission de conciliation et de médiation avec le rejet de la déclaration de litige du syndicat en date du 4 février en faveur de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA).
Presque in extremis, soit peu avant 16 heures hier, le président de la CCM, le Pr Ved Torul, a fait parvenir une correspondance au secrétaire du Joint Negotiating Panel pour lui faire part d’un changement majeur dans sa décision. « Discussions were held at the Commission with the representatives of the MSPA on the 19 February 2014 and with the JNP on 20 February 2014 to consider both labour disputes and consolidate all the issues mentioned in the labour disputes reported by the MSPA and the JNP with a view to resolving the disputes reported to the Commission », écrit le Pr Torul en confirmant la décision de la CCM de procéder à une consolidation de ces litiges industriels déclarés par le patronat et les syndicats sucriers.
La précédente décision de la CCM, rejetant la déclaration de litige du JNP au profit de la MSPA, était basée sur l’unique fait que les demandes avaient été logées officiellement avec un quart d’heure d’écart le 4 février dernier par les deux parties, soit la MSPA précédant le JNP. La partie syndicale avait soutenu que la décision de la CCM ne se justifiait pas et avait déjà initié des procédures pour contester cette décision devant l’Employment Rights Tribunal (ERT).
L’affaire avait déjà été logée devant l’ERT en cours d’après-midi lorsque le Pr Torul s’est ravisé. Les dirigeants syndicaux, satisfaits de ce développement de dernière minute en leur faveur, comptent consulter leurs conseils légaux en début de semaine pour mettre au point leur stratégie de négociations. Au cas où la CCM aurait maintenu sa décision de rejet de la déclaration de litige par les syndicats, ces derniers auraient été privés de leur droit de grève pendant les négociations.