Quels sont les objectifs du projet “Les routes de l’esclave et de l’engagé” dans l’océan Indien ?
Premièrement, il s’agit de réconcilier les Indocéaniens avec leur passé qui a été douloureux pour beaucoup d’entre eux, notamment les esclaves et les engagés.
Ensuite, il s’agit de rappeler à ceux qui sont arrivés après, c’est-à-dire ceux de la diaspora libre, qu’il y avait une culture qu’ils apportaient dès le départ. Une culture d’origine et qu’on ne doit oublier. C’est donc la reconstitution de l’histoire et la réconciliation avec le passé.
En même temps, il permettra à ceux qui ont été victimes de cette histoire de se rendre compte qu’ils ont des richesses culturelles, un héritage patrimonial qu’il faut se rappeler. C’est pourquoi la dimension est très importante… Et c’est pour cette raison que je fais aujourd’hui partie d’un comité mondial d’experts sur les itinéraires de la mémoire, notamment ceux de l’esclavage.