Huit des treize projets couvrant trois domaines de recherche, à savoir la reproduction des variétés de canne à sucre, la réduction des coûts et la minimisation des pertes de fraisage, sous le programme « ACP Recherche sur le Sucre » au coût de 13 millions d’euros sont financés par l’Union européenne, et réalisés à Maurice. C’est ce qu’a indiqué hier le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, Satish Faugoo, à l’ouverture officielle de l’atelier de travail à mi-parcours de l’ACP Sugar Research Programme, au siège du MSIRI, à Réduit.
Selon M. Faugoo, la mise en oeuvre de ces projets a commencé en 2010 et les activités de recherche sont menées dans cinq centres d’excellence de recherche en canne à sucre. « C’est une question de fierté pour l’île Maurice que huit des treize projets sont mis en oeuvre sous la responsabilité du MSIRI », a-t-il dit. Il s’est dit heureux de constater que les pays ACP sont convaincus que ces projets permettront de leur apporter des avantages substantiels à la fin de 2014. « En sus des résultats de la recherche, ce programme assure également le renforcement des capacités à travers la formation du personnel et l’acquisition de matériel de terrain et de laboratoire », a-t-il ajouté.
M. Faugoo a rappelé que le secteur sucrier dans les pays ACP a connu plusieurs chocs dans sa longue histoire, « mais il n’avait jamais été confronté à des enjeux dramatiques, lorsque le prix du sucre a été réduit de 36 %. » Il a ajouté : « L’histoire retiendra que la dernière réforme du régime sucrier fut un coup fatal à certains pays producteurs de sucre, à l’instar de la réduction des revenus ou de la perte. Le secteur du sucre ACP est encore vulnérable, vu la situation du marché volatile et la prochaine Common Agricultural Policy (CAP) de l’UE. »
Dans ce contexte, Satish Faugoo a insisté que les pays ACP devraient apprécier le Programme ACP Recherche sur le Sucre qui vise à leut apporter des solutions. Et ce, tout en répondant à un certain nombre d’enjeux technologiques choisis et clairement définis qui limitent les performances et l’efficacité du secteur sucrier.
Pour sa part, le chef de la Délégation de l’UE à Maurice, Alessandro Mariani, a déclaré qu’il ne fait aucun doute que la recherche et l’innovation sont importantes pour le progrès technologique, le développement durable, la croissance économique et la prospérité. « La recherche et l’innovation sont en tête de liste sur l’agenda de l’UE pour la croissance et l’emploi. Un budget total de 50 milliards d’euros y est consacré de 2007 à 2013 », a-t-il fait ressortir.
Est également intervenu à cet atelier qui durera quatre jours, Achille Bassilekin III, sous-secrétaire général du Groupe des États ACP. Il a affirmé que le programme Intra-ACP de recherche dans le secteur sucrier est d’une grande assistance aux pays ACP et est pleinement opérationnel en dépit de quelques difficultés auxquelles le secrétariat ACP a dû faire face. Quatre-vingt dix participants, dont trente venus de quatorze pays, y ont répondu présents.