Avec les averses, les accumulations d’eau favorisent la prolifération des moustiques. Aussi, les autorités ont lancé une campagne de démoustication dans les endroits à risques, où un larvicide est utilisé tous les deux jours, pendant toute la durée des grosses pluies. Le ministère de la Santé a également renforcé ses équipes chargées de cette désinsectisation sur le terrain. Les centres de refuge seront en outre régulièrement désinfectés.

Selon le Director Health Services du ministère, le Dr Vasantrao Gujadhur, la campagne de démoustication « est menée tout au long de l’année ». Toutefois, dit-il, celle-ci est renforcée pendant et après les averses ou le passage d’un cyclone. « Suite aux récentes grosses averses et le passage du cyclone Berguitta, l’eau s’est accumulée un peu partout. D’où la nécessité de renfoncer la campagne de démoustication, qui se fait actuellement tous les deux jours dans les endroits où il y a un risque de prolifération de moustiques. Nous avons également renforcé les équipes sur le terrain afin de cibler davantage d’endroits affectés. De plus, les centres de refuge, qui abritent toujours des sinistrés du cyclone Berguitta et des inondations occasionnées par les récentes averses, sont régulièrement désinfectés », explique le Dr Gujadhur.

Ce dernier souligne par ailleurs que la campagne est divisée en trois catégories. D’abord, les officiers de la Vector Biology Control Division sont chargés de mener des inspections dans plusieurs endroits à travers le pays, et ce afin d’identifier les endroits où les moustiques se reproduisent et où se trouvent des larves, soit où se trouvent des accumulations d’eau. « Après leur inspection, les officiers doivent ensuite rédiger un rapport et le soumettre au ministère de la Santé. À partir de là, nous décidons de la marche à suivre et des plans d’action », précise-t-il.

La deuxième phase de la campagne consiste à détruire les larves et les moustiques afin d’empê- cher leur prolifération. Cette tâche est placée sous la responsabilité des officiers des 13 bureaux sanitaires à travers le pays. « Ils se rendent alors dans les endroits identifiés et procèdent à l’opération “larviciding”. Je précise toutefois que cet exercice est effectué tout au long de l’année. Les officiers tuent les larves et les moustiques », reprend le Dr Gujadhur. Enfin, la troisième phase consiste à se débarrasser de tout objet favorisant l’accu- mulation d’eau. « Après les inspections et l’opération de “larvaciding”, les officiers des bureaux sanitaires as- surent la liaison avec des officiers du ministère des Collectivités locales pour se débarrasser des ordures et, surtout, de tout objet favorisant l’accumulation d’eau. »

Le Dr Gujadhur demande au public d’être « plus responsable » et de soutenir le ministère dans cette campagne. « Nous communiquons souvent sur les risques de la prolifération de moustiques à travers les radios et les journaux. Nous recommandons des mesures à adopter pour se protéger des piqûres de moustiques et, ainsi, éviter de contracter des maladies comme le chikungunya. Mais le public doitaussiêtreresponsable. » Il demande ainsi aux Mauriciens de se débarrasser notamment des ordures dans leur cour et de ne pas laisser d’objets où l’eau peut s’accumuler.