Forts de la présence d’Arvin Boolell, les souscripteurs de Super Cash Back Gold ont quitté ce midi l’enceinte du Jardin de la Compagnie, où Salim Muthy et consorts poursuivent leur grève de la faim, pour « occuper » la Place d’Armes où, assis sur l’asphalte, ils ont bloqué la circulation pendant plus d’une heure. Après l’intervention d’un haut gradé de la police auprès d’Arvin Boolell, celui-ci a décidé de regagner le Jardin de la Compagnie, suivi par plus de 200 manifestants, tout en promettant de revenir « occuper » la Place d’Armes « jusqu’à ce que les victimes soient remboursées ».
« Gouvernma inn azir kuma enn azan provokater vizavi sa bann viktim de la mauvaise gestion d’une entreprise ki zot finn nationalize. Et kan finn ena nationalizasion, finn ena expropriasion san pran en kont konsekans lors sa bann epargnan ki, a la sueur de leur front, finn ekonomiz zot larzan ! » a expliqué au Mauricien Arvin Boolell, assis sur l’asphalte à la Place d’Armes, vis-à-vis de l’hôtel du gouvernement. Le politicien s’est alarmé que les victimes du démantèlement de l’empire BAI « ne restent coincées dans un “blame game” ».
« Les moyens sont là pour les soulager… On ne peut rester insensible devant leur détresse ! » a-t-il avancé pour expliquer sa présence parmi les manifestants. « Dayer bann manifestan mem finn deman ki bann politisien vinn soutenir zot ! » a-t-il ajouté.
Interrogé quant à une « politisation » de cette affaire de par sa présence, Arvin Boolell a précisé qu’il agit « en tant que citoyen, et non en tant que politicien ». Et d’ajouter : « Il y a là des personnes de toutes les classes sociales et de tous les bords politiques. C’est un drame humain. Soit nous avons un gouvernement qui a une approche humaniste, soit nous avons un gouvernement indifférent et insensible devant la souffrance de la population. »
Le politicien a annoncé qu’il reviendra manifester « tous les jours » avec les grévistes et leurs sympathisants jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction. « Ena dimounn pe mor laba dan Zardin Kompani ! » s’est-il alarmé. Autour de lui, les manifestants scandaient des slogans hostiles au gouvernement. Après l’intervention d’un haut gradé de la police auprès de lui, Arvin Boolell a accepté de mettre fin à son « occupation » et a exhorté les autres manifestants à le suivre au Jardin de la Compagnie, non sans essuyer les remarques de désapprobation de certains dans la foule.