Que ce soit sur la route Royale entre Beau-Bassin et Port-Louis en passant par Coromandel, ou encore sur l’autoroute à partir du rond-point de Réduit, les nerfs des usagers ont été mis à rude épreuve ce matin. La faute à un embouteillage monstre, pouvant faire perdre la tête au plus patient des automobilistes ou des habitués du transport en commun.
Même les automobilistes des Plaines-Wilhems ayant l’habitude de partir de chez eux tôt le matin pour arriver à Port-Louis rapidement ont été surpris par les premiers ralentissements, inhabituels à cette heure de la journée. Les témoignages recueillis par Le Mauricien auprès des automobilistes indiquent qu’au niveau de l’autoroute, à partir d’Ébène/Réduit pour rejoindre Port-Louis, les bouchons s’étalaient sur plusieurs kilomètres et paralysaient toutes les voies menant vers la capitale. Un habitant de Vacoas explique qu’il a passé plus de deux heures sur la route pour arriver à Port-Louis. D’autres automobilistes ont quant à eux mis presque trois heures pour rallier Port-Louis à partir d’Henrietta, ce qui est du jamais vu.
« Après avoir quitté mon domicile à Vacoas vers 8 heures ce matin, j’ai ressenti les premiers effets de cet embouteillage au niveau du centre Indira Gandhi à Phoenix. Rien que pour le trajet jusqu’à Ébène, j’ai passé une heure sur la route alors qu’en temps normal j’effectue ce trajet en 15 minutes en moyenne », raconte cet employé de bureau. À hauteur d’Ébène, poursuit-il, « il était impossible d’avancer d’un pouce. Avec le stress et cette attente interminable au volant, j’ai préféré me rendre à un supermarché pour prendre un petit-déjeuner tout en attendant que l’embouteillage s’atténue ». Notre interlocuteur est arrivé sur son lieu de travail après 10 heures.
Les habitués du transport en commun sur l’ancienne route, soit l’itinéraire Beau-Bassin/Coromandel/Port-Louis, affirment que le trajet semblait des plus interminable ce matin, alors que normalement les autobus prennent 20 minutes pour atteindre Port-Louis après avoir quitté Coromandel. D’autres automobilistes résidant à La Tour-Koenig affirment que les effets de cette circulation monstre se faisaient toujours ressentir aux alentours de 9 h 45. « Mone kite mo lakaz impé tard pou mo pas trop bloké lor simin. Mais rien à faire. C’est la première fois depuis des années que la circulation reste statique depuis La Tour-Koenig, surtout à cette heure de la matinée », raconte un conducteur.
« J’ai vécu l’enfer », témoigne Stéphanie, 24 ans, de Mahébourg. Comme à l’accoutumée, la jeune femme a pris le bus à 7 h pour Port-Louis. Elle a vécu une interminable attente au niveau de Pont Fer, de Bagatelle et ensuite à l’échangeur du Caudan. « Au lieu de 8 h 20, je suis arrivée à Port-Louis à 10 h. C’était l’enfer, sans compter le stress provoqué par ce trajet », raconte cette employée d’une compagnie d’assurances. De son côté, l’homme de loi Rishi Gobinda explique qu’il a pris deux heures pour rejoindre la capitale alors qu’il avait pour habitude de passer 45 minutes sur la route. Cet habitant de Rivière-du-Rempart a été pris dans les embouteillages au niveau du cimetière de Bois-Marchand. « C’était un go-slow terrible jusqu’à la Place d’Armes. Heureusement que je n’avais pas d’affaires en Cour ce matin », dit-il.