Avec les 20 Speed Cameras déjà opérationnelles, le bilan des opérations pour les deux premiers mois est relativement lourd, soit une moyenne de 15 automobilistes flashés par les radars à chaque heure sur les routes pour excès de vitesse. C’est ce que révèlent les chiffres rendus publics. D’autre part, la barre des 10 000 contraventions sous le Penalty Point System mis en vigueur depuis le 10 mai dernier a été atteinte alors que la police se prépare pour passer à l’offensive de manière encore plus agressive pour lutter contre le non-respect du port de la ceinture par les occupants des sièges arrière des voitures.
Dans son allocution hier aux Casernes centrales, le commissaire de police, Dhun Iswur Rampersad, a confirmé qu’à ce jour la police a dressé un procès-verbal dans 21 420 cas de flashage par les Fixed Speed Cameras, ce qui donne une moyenne d’un peu plus de 10 000 cas par mois ou encore 15 pour chaque heure d’opération de ces 20 caméras. Les recettes générées par ces seuls radars jusqu’ici au rythme de Rs 2 000 par contravention se montent à plus de Rs 40 millions.
À ce stade, la répartition de ces délits d’excès de vitesse aux différentes régions devra confirmer que la Speed Camera installée sur l’autoroute à Roche-Bois semble la plus redoutée des automobilistes et continue à être la plus rentable se trouvant en tête du nombre de chauffeurs flashés. Des usagers de la route soutiennent que les autorités devront revoir et rationaliser la politique de Speed Limits en vigueur, en particulier sur certains tronçons de l’autorote ne traversant pas des zones habitées où la vitesse maximale est actuellement à 60 km/h.
Depuis le mois de mai dernier, répondant à des interpellations parlementaires, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, a annoncé l’institution d’un comité de techniciens de son ministère et de la police en vue de revoir la vitesse maximale autorisée sur les routes à Maurice. Jusqu’ici, aucune indication officielle n’a transpiré quant aux recommandations de cette instance.
Toutefois, il semblerait que les autorités pourraient proposer que la vitesse susceptible d’être sanctionnée par les radars pourrait être rehaussée de 60 à 70 km/h. Cette rationalisation pourrait avoir pour effet que le nombre d’automobilistes pris en flagrant délit d’excès de vitesse dans des régions balisées par des panneaux de limitation de vitesse à 60 km/h pourrait être réduit.
D’autre part, depuis l’entrée en vigueur du Penalty Point System le 10 mai dernier, plus de 10 000 chauffeurs ont été pris en contravention avec probablement des recettes de l’ordre de Rs 10 millions dans les caisses publiques. Après une première étape dans la lutte contre le non-respect du port de la ceinture par des passagers occupant des sièges à l’arrière des voitures, la police déploiera à partir de cette semaine de gros moyens pour passer à l’action.
Cette catégorique de contraventions devrait faire encore plus mal non seulement aux automobilistes mais également aux passagers récalcitrants. L’amende maximale pour toute contravention sous cette disposition du code de la route est de Rs 10 000 non seulement pour le conducteur mais également pour le passager.
Par ailleurs, les dernières données de Statistics Mauritius sur les accidents de la route indiquent une progression de 5,5% pour le premier semestre de cette année alors les proches collaborateurs du commissaire de police ayant collaboré à la rédaction du discours d’hier avancent que, “as at July 2013, we have been able to reduce the number of road accidents excluding cases dealt through the Agreed Statement of Facts by 3,9%.”
Néanmoins, Statistics Mauritius avance que pour la période de janvier à juin de cette année, le nombre d’accidents de la route a progressé de 5,5%, soit 11 246 contre 10 662. 88,7% de ces accidents étaient sans conséquence pour les usagers de la route alors que les statistiques dénombraient 67 victimes, 206 blessés graves et 994 blessés légers en six mois.
“Compared to the same period of 2012, the total number of road accidents rose by 5,5 %. Casualty accidents went down by 1,4% while non-injury accidents rose by 6,4%. The number of fatal and slight injury accidents increased by 4,7% and 1,2% respectively whilst serious injury accidents went down by 12,8%”, résume la dernière édition de Statistics Mauritius en faisant état également de 90 délits de fuite sur les routes au cours de ces premiers six mois.
D’autre part, de janvier à juin, la flotte de véhicules sur les routes a augmenté avec 12 856 enregistrements, dont 8 935 de véhicules neufs et 3 474 de second hand. Au cours de la même période, 2 451 véhicules ont été retirés de la circulation.
Sur les 432 331 véhicules enregistrés à la National Transport Authority, un peu moins de la moitié, soit 204 274 sont des voitures, des Double Cabs et autres Dual Purpose Vehicles. 40% (177 184) sont des motocyclettes ou des autocycles. Le nombre de camions recensés est de 14 007, de vans de 24 465, alors que 2 958 autobus sont en opération sur les routes. En dix ans, le nombre de voitures a plus que doublé, passant de 68 524 en 2003 à 153 702 à juin dernier, et celui des deux-routes presque triplé pour atteindre 62 738 en juin de cette année.