Un violent incident a opposé, vendredi matin, une équipe de travailleurs manuels de la corporation municipale de Port Louis et des policiers affectés au poste de police de Trou Fanfaron.
Tout se serait déroulé entre 9h30 et 10 hres, sur un site de travail municipal à côté de la poste. Selon une version, trois travailleurs manuels étaient à leur tâche au bord de la route quand un officier de police serait venu garer sa voiture. Un des ouvriers a été chargé par ses collègues d’aller lui dire de retirer son véhicule parce que ce dernier constituait un obstacle dans leur travail d’autant qu’il se trouvait dans une zone de stationnement interdit. Le policier aurait rechigné, avant de finalement obtempérer.
Cependant, quelques minutes après cela, c’était autour d’un inspecteur des travaux de la municipalité qui serait venu stationner sa voiture à la même place. Le policier est revenu pour le verbaliser. Une dispute s’en serait suivie au cours de laquelle les ouvriers ont voulu insister sur le point que, puisque le site était à ce moment précis un site de travail placé sous contrôle, temporaire, de responsables municipaux, l’inspecteur en question avait le droit de se garer là afin de pouvoir surveiller l’accomplissement des travaux. La dispute s’est terminée par des coups. Selon le témoignage des ouvriers auprès de leurs supérieurs, ce sont deux policiers qui ont infligé des coups. Ils leur auraient ensuite passé des menottes et emmenés au poste de police. Devant la tournure des évènements, le responsable syndical de la branche de la Union of Municipalities Workers, M. Jean-Claude Noël et le Chief Executive de la municipalité, M. Jean-François Dorestan ont dû rappliquer. Le conseil-légal de la corporation, Me. Yousouf Mohamed a dû également intervenir. A la fin de la journée, deux ouvriers municipaux ont été brièvement détenus tandis qu’un troisième, blessé, a dû être admis à l’hôpital. Il a quitté l’hôpital Jeetoo, hier matin, mais devrait être présenté en cour demain.
Le syndicat compte réclamer une enquête par le Conseil municipal et la prise en charge des frais légaux des trois ouvriers en cas de poursuites. Mais, apprenons-nous, l’UMW envisagerait d’autres mesures de protestations dont la forme serait décidée au cours de la journée de demain. Du côté de la police également une enquête a été ouverte.