Cinq personnes ont déjà péri noyées depuis le début de l’année. D’ici fin décembre 2014, une trentaine de personnes pourraient ainsi trouver la mort par noyade, selon les projections statistiques. Chaque 30 secondes, une personne meurt noyée dans le monde, soit 1,2 million de victimes par an. Pour le président de la Surf Life Saving Association et International Life Saving Expert Viraj Ramharai, ces pertes par noyade sont « inacceptables ».
« Dans la plupart des cas, les gens se noient par négligence, par insouciance et par inconscience ! » s’indigne d’emblée le président de Surf Life Saving Association, Viraj Ramharai, International Life Saving Expert, diplômé de l’Australie Chisholm Institute, entre autres.
Depuis son retour d’Australie après des études en sauvetage aquatique, Viraj Ramharai s’est volontairement dévoué à sensibiliser ses compatriotes à prendre conscience de la nécessité de connaître les dangers de l’eau. « Maurice est entourée d’eau et, pourtant, nous estimons qu’environ 85% des Mauriciens ne savent pas nager. Nous nous rendons en bord de mer par loisir, pour nous socialiser, et non pour nous mettre en forme et apprendre à nager et connaître les dangers de l’eau », regrette-t-il.
Selon l’expert, la noyade est la 3e cause de décès à Maurice, après le suicide et les accidents de la route. « Selon nos observations, les principales causes de noyades à Maurice sont la consommation de boissons alcoolisées, la négligence, l’insouciance et l’inconscience des accompagnateurs ou des parents, le manque de connaissances de précautions à prendre dans l’eau, ou encore la manière d’échapper à un courant, la prise de médicaments ou de drogues et des baignades sans supervision », élabore le président de Surf Life Saving Association. « Il y a des précautions élémentaires à prendre pour prévenir les cas de noyade », poursuit-il (voir encadré).
C’est pour aider à sensibiliser les Mauriciens aux dangers aquatiques que Viraj Ramharai et un groupe d’amis – passionnés comme lui du sauvetage en mer – ont mis sur pied, bénévolement, la Surf Life Saving Association. « Notre association était auparavant connue sous le nom d’Australo Life Saving Association. Notre mission est de faire des patrouilles en mer et des surveillance sur les plages du pays », explique-t-il. A noter que la Surf Life Saving Association est affiliée au Surf LifeSaving Australia, au Royal National Lifeboat Institute et à l’International Lifesaving Federation, indique notre interlocuteur.
« Partout ailleurs dans le monde, les associations de sauveteurs se donnent un cachet national en portant le nom du pays où elles sont implantées. Nous avons introduit une demande auprès du Prime Minister’s Office pour pouvoir utiliser le nom “Mauritius” après notre appellation afin de permettre aux Mauriciens de savoir que nous avons une dimension nationale. Nous sommes confiants que le PMO sera sensible à cette demande », confie Viraj Ramharai.
Depuis sa création, la Surf Life Saving Association « couvre » essentiellement les plages d’Albion, de Flic-en-Flac et de Blue-Bay, du fait d’un manque de volontaires. « Nous disposons d’un noyau d’une trentaine de sauveteurs très actifs – sur une cinquantaine de membres – et nous recrutons continuellement de nouveaux adhérents sans aucune distinction de genre, de communauté, de couleur, de situation socio-économique, de culture ou de religion », se félicite-t-il.
Selon Viraj Ramharai, les sauveteurs de la Surf Life Saving Association sont engagés dans la surveillance des plages publiques, dans des opérations de sauvetage en mer et sur les plans d’eau, ainsi que dans des formations gratuites du public. « Grâce à la venue de sauveteurs nouvellement formés, nous comptons étendre nos opérations sur les plages de Mon-Choisy, Belle-Mare et du Morne », indique-t-il.
Les dirigeants de la Surf Life Saving Association, soutient son président, caressent l’idée de doter leur association d’un local. « C’est une priorité. Mais pour cela, nous avons besoin de sponsors qui croient en ce que nous faisons ! » affirme-t-il. Des sponsors, l’association en a besoin également pour pouvoir s’acheter un bateau, des équipements de sauvetages et un défibrillateur. « Les éventuels sponsors doivent se persuader qu’ils vont effectivement aider à sauver des vies humaines en nous venant en aide », ajoute-t-il.
Pour plus de renseignements, contactez la Surf Life Saving Association sur le 5798-5131 ou par e-mail (surflifesavingmru@gmail.com)