L’Investec Mauritius Classic, épreuve de surfski, avec le départ prévu aujourd’hui à 9h30 à la plage de Baie du Jacotet (Sanchot) et l’arrivée devant le restaurant EmbaFilao, à côté du LUX* Le Morne (11h), sera le point culminant de la Lux* Surfski Week 2017. Cette course comptant pour la deuxième année consécutive pour l’une des trois manches de la Coupe du monde de surfski se déroule sous l’égide de l’International Canoe Federation (ICF). Si les meilleurs kayakistes de cette discipline ont fait le déplacement à Maurice, l’événement verra aussi deux Mauriciens en action, en l’occurrence Emmanuel Henry et Philippe Levieux.
Cette semaine de surfski a déjà pris son envol lundi avec des ateliers d’entraînement et de rencontres qui se tiennent entre concurrents et champions, histoire de mieux faire connaissance. Le Mauritius Classic se déroule sous le label de l’International Canoe Federation (ICF) est coorganisé par JPH Boathouses et LUX* Sports, avec comme directeur de course Travis Smith, de l’Afrique du Sud. Passionné de ce sport, Emmanuel Henry, 17 ans, affrontera ainsi les plus grands kayakistes, dont Hank McGregor, le tenant du titre.
Cette passion pour le surfski, Emmanuel Henry l’a attrapée de son père. « C’est un sport qui procure des sensations extraordinaires, surtout lorsqu’on tombe du haut de la vague et que le surfski prend de la vitesse sans qu’on fasse vraiment d’effort », explique-t-il. Cela fait de longues semaines qu’il s’entraîne pour sa grande première. « Je fais le plus de sorties possible, et à chaque entraînement, j’essaie de repousser mes limites en termes de distances. Je fais en moyenne entre 12 et 15 km, essayant à chaque fois d’améliorer ma vitesse. »
En effet, à mi-chemin entre le kayak de mer et le surf, le surfski est taillé pour la vitesse. D’ailleurs, les meilleurs atteignent souvent des vitesses avoisinant les 25 km/h. Bien que ressemblant au kayak de mer, le surfski mesure environ 6,5 mètres et possède un gouvernail et un pédalier à l’avant. Son étroitesse et sa longueur lui permettent de fendre de grandes vagues brisées. Les pagaies doubles lames sont souvent utilisées avec des lames d’ailes très profilées pour une efficacité accrue. Cette embarcation permet de pagayer sur de longues distances, habituellement 25 km.
Les participants surfent la houle sur des parcours avec le vent dans le dos, ce que les spécialistes appellent le down-wind. « Il faut être capable de lire la mer et les houles pour bien prendre les vagues et maintenir une bonne vitesse », soutient Emmanuel Henry.
Depuis neuf ans, Maurice s’est fait une place de choix dans le coeur des amoureux de cette discipline nautique. Cette année, la LUX* Surfski Week réunira pour l’occasion 112 pagayeurs de plus d’une quinzaine de pays, renforçant au passage sa dimension internationale. « Cette semaine est aussi un moment convivial que les athlètes vivent en famille. D’ailleurs, tout est fait par l’équipe de l’hôtel Tamassa pour leur assurer des moments agréables », explique Albert d’Unienville, manager de LUX* Sports.
« Nous voulons promouvoir ce sport et faire de Maurice une destination de choix pour le pratiquer, d’autant que nous possédons un des meilleurs spots au monde. Nous possédons un climat chaud et des vents prévisibles durant quasiment toute l’année. Tout cela contribue à offrir des conditions parfaites pour pratiquer ce sport », poursuit le manager de LUX* Sports.
La région entre Sanchot et Le Morne demeure la côte la plus prisée des spécialistes car elle offre des conditions parfaites, avec des vagues et un vent constamment dans le dos du kayakiste. Le Mauritius Ocean Classic figure d’ailleurs parmi les meilleures courses down-wind des World Series depuis 2009.