C’est dans une ambiance festive que les participants de la Caravane de l’espoir sont arrivés au Centre social de Surinam jeudi matin, précédés d’un motard de la police. Un bus, des voitures, un poids lourd portant un conteneur de quarante pieds, un autre camion portant des plantes à mettre en terre ont fait partie du défilé. Une centaine de volontaires enthousiastes, arborant fièrement leurs T-shirts noirs, avec le logo “Ansam Ar Twa”, ont envahi l’espace public devant le centre social. Au fil des minutes, les villageois se sont dirigés vers le lieu de rencontre pour la cérémonie d’ouverture en présence des députés de la circonscription, du président du Conseil de district et des conseillers.
Devant une salle remplie de Surinamiens et de caravaniers, le coordinateur principal de la caravane, Antonio Lamarque, a expliqué le but de cette initiative sociale des Services Communautaires Adventistes. C’est une caravane qui apporte l’espoir aux personnes qui sont en train de vivre dans le désespoir. Les premières victimes du désespoir sont les femmes et les enfants. Ces personnes délaissées et sans soutien financier sont en proie au désespoir. Des personnes qui ont perdu leur emploi, de vieilles personnes seules sont des laissés pour compte. Le slogan de la caravane, “Ansam Ar Twa”, cherche à montrer à toutes les personnes en difficulté qu’elles ne sont pas seules.
Le Pasteur Patrice Allet, nouveau président du Diocèse Adventiste, a pour sa part fait ressortir que l’Église Adventiste veut avant tout être pertinente dans la société mauricienne, en apportant une contribution concrète dans la lutte contre la pauvreté. Reprenant le thème de la caravane, le Pasteur Allet a souligné la présence des différentes branches de l’église qui sont venues prêter main forte pour le succès de cette entreprise sociale d’envergure.
Le programme “Lacaz Papa” offrant un repas aux SDF, les ressources de la banque alimentaire, le ministère de la Femme contre la violence domestique, le département de jeunesse, touchant des sujets de comportements à risques, de la crise d’adolescence, les problèmes des infections sexuellement transmissibles, la pression des pairs, le problème de suicide chez les ados, le ministère des enfants et le projet “Une famille, un toit”, tous ces partenaires veulent marquer le passage de la caravane dans les villages de Surinam, Mahébourg, Vieux-Grand-Port, Quatre-Soeurs, Grand-Gaube et Grand-Baie.
Les démarches de la caravane relèvent d’une motivation qui s’inspire de la vie de Jésus Christ qui est descendu dans la misère humaine. L’église adventiste se veut être une extension des mains du Christ dans la société mauricienne pour faire la différence dans la vie des gens en difficulté.
Le directeur de la National Empowerment Foundation, Yogandranath Anthoo, a présenté le “Child and Family Development Programme”, qui met l’accent sur l’importance de l’éducation des enfants. Tous les enfants doivent être scolarisés. Il est important que les enfants aient accès à l’éducation pour leur permettre d’avoir une mobilité sociale.