La Commission de l’océan Indien (COI) a remis ce matin un van et des équipements d’une valeur de 37 000 euros au ministère de la Santé. Ce don s’insère dans le cadre du projet Réseau de Surveillance épidémiologique et la gestion des alertes, mis en place en 2006 par les États membres de la COI suite à l’épidémie de chikungunya à Maurice en 2005 et 2006.
L’importance pour les îles de la COI de se mettre en réseau en vue de renforcer la surveillance épidémiologique dans ces pays avait alors surgi d’autant qu’une épidémie de dengue avait également touché l’île en 2009.
Initié par la COI, le projet RSIE-SEGA, financé principalement par l’Agence France Développement (AFD), a pour intérêt de renforcer les capacités des États membres en termes de surveillance épidémiologique de même que de mettre sur pied un réseau de surveillance dans la région, a indiqué le Dr Nardawoo Jaypaul, Focal point de la COI pour Maurice, ce matin lors de la cérémonie. Cette surveillance, indique-t-il, a pour objectifs de détecter les épidémies ; d’évaluer l’impact des mesures de prévention et de contrôle ; d’identifier des phénomènes pour la recherche épidémiologique et de faire les projections des besoins en soins de santé. « Il est reconnu que le contrôle efficace des maladies transmissibles est fondé sur une surveillance efficace des maladies. Il est essentiel de pouvoir disposer d’un système national de surveillance des maladies transmissibles qui fonctionnent efficacement », a soutenu le Dr Jaypaul.
En 2006, le projet est né suite à un accord des ministres de la Santé des États membres de la COI — Maurice, La Réunion, Les Comores, Madagascar et Les Seychelles.
Le ministre de la Santé Lormus Bundhoo a remercié les représentants de la COI et de l’AFD présents à la cérémonie de remise de matériel. Il a relevé que l’une des activités phares du projet a été la formation tant dans le domaine de la surveillance épidémiologique que des investigations d’épidémies mais aussi dans le domaine de la lutte anti-vectorielle. Ce projet, a affirmé le ministre, a aidé à améliorer les services de laboratoire alors que les compétences acquises vont aider à « mettre en place un système d’alerte précoce et de riposte rapide ».
Le ministre a par ailleurs fait ressortir qu’il existe un échange d’informations épidémiologiques entre les États membres de la COI, cela à raison d’au moins une fois par semaine au moyen de vidéos conférences et de courriers électroniques. Et s’il y a lieu, les échanges peuvent se faire plus fréquemment, soit deux fois ou plus par jour. « Ceci nous permet de bien situer nos risques respectifs en termes d’introduction des maladies venant des pays voisins et en même temps d’avoir un système d’alerte précoce dans la région. »