« La République de Maurice, comme un État responsable, se préoccupe de la surveillance et de la sécurité maritime et comme les bienfaits de l’utilisation des technologies pour la sécurité maritime sont indéniables, mon ministère a décidé que tous les navires, incluant les bateaux de pêche et les bateaux de plaisance, opérant dans les eaux mauriciennes, doivent être dotés d’un Système d’identification automatique (Automatic Identification System — AIS), eu égard aux énormes avantages qu’il présente », a annoncé Prem Koonjoo.
L’AIS est un système d’échanges automatisés de messages entre navires par radio VHF qui permet aux navires et aux systèmes de surveillance de trafic de connaître l’identité, le statut, la position et la route des bateaux se situant dans la zone de navigation.
Le chapitre V de la Convention SOLAS (Safety of Life at Sea) impose que les navires de jauge brute supérieure à 300 effectuant des voyages internationaux soient équipés de ce dispositif. Pour les navires de commerce, le système doit pouvoir être interfacé à un ordinateur externe pour une éventuelle utilisation par un pilote.
Le ministre intervenait au Maritim Hotel, Pointe-aux-Piments, à l’ouverture d’un séminaire de deux jours sur les technologies pour la surveillance et sécurité maritime organisé par son ministère, avec le soutien technique de l’Organisation Maritime Internationale (OMI).
« Avec l’AIS, tous les mouvements entrant ou sortant des eaux mauriciennes seront activement suivis par la National Coast Guard (NCG) à travers leur système de Surveillance des côtes par radar et par leurs avions et leurs patrouilleurs », a ajouté le ministre.
Les autres avantages de ce système selon Prem Koonjoo : une meilleure et plus rapide identification des cas de détresse en mer ainsi que des opérations de sauvetage ; une identification plus prompte des navires non identifiés ; en outre, les opérations des bateaux de plaisance pourront être suivies de manière plus efficace.
« Je suis heureux que l’introduction de l’AIS arrive à un moment opportun alors que nous commençons nos efforts pour développer à fond notre économie océanique. Avec une Zone économique exclusive de 2,3 millions de km2, notre potentiel pour développer notre économie océanique dans tous ses secteurs est vraiment vaste. Nous pourrons ainsi mieux assurer la sûreté et la sécurité des navires qui sont dans la légalité dans notre ZEE et donner la chasse à ceux qui sont dans l’illégalité », dit-il.
Prem Koonjoo a rappelé qu’en ligne avec ses obligations à la Convention SOLAS, Maurice offre déjà un Système de suivi des flottes maritimes (LRIT — Long range Identification tracking). « Maurice a signé un accord avec Fulcrum Maritim System Ltd (FMS) du Royaume Uni pour offrir ce service LRIT afin de nous assurer que les navires signalent leur position quatre fois par jour en donnant leur identité, la date et l’heure de leur localisation. Car ces informations sont vitales pour la sûreté et la sécurité des navires ».
Le ministre a ensuite remercié Javier Yasnikovski, Technical Officer, Maritime Safety Division de l’OMI pour son apport technique à ce séminaire. Il a annoncé que Maurice est en passe d’inclure les principales Conventions de l’OMI dans nos lois afin de mieux assurer la surveillance et la sécurité maritime.
Kiran Shamloll, Secretary for Shipping Development au ministère l’Économie océanique, des Ressources marines, de la Pêche, des Services maritimes et des Îles éparses, a officié comme master of ceremony.