Le bateau patrouilleur offshore mauricien, actuellement en construction en Inde, sera mis officiellement à l’eau vendredi prochain à Kolkota par la Senior Chief Executive au bureau du Premier ministre, Fong-Weng Poorun. Elle quitte le pays aujourd’hui. Le “CGS Barracuda” sera livré en septembre 2014 et sera à même de mener des actions contre la piraterie, la contrebande et le trafic de drogue. Il sera mis à contribution également dans les opérations de recherche et de sauvetage dans les eaux mauriciennes.
Ce nouveau navire, construit sur le chantier naval M/S Garden Reach Shipbuilders and Engineers, sera baptisé Barracuda. Les ingénieurs aménagent actuellement l’intérieur du bateau.
Le navire patrouilleur Offshore marquera également une nouvelle étape dans la longue histoire de l’amitié et de la coopération indo-mauricienne. Le gouvernement de l’Inde a soutenu financièrement le projet grâce à une subvention de USD 10 millions (Rs 300 millions) et une ligne de crédit de USD 48,5 M (Rs l 455 M). Le gouvernement indien dispose en outre de la longue expertise de la marine indienne pour superviser la construction du navire et pour dispenser une formation spécialisée de l’équipage. Le projet de bateau patrouilleur offshore vient s’ajouter à la longue liste de projets de partenariat entre l’Inde et Maurice dans le domaine de la sûreté maritime.
Ce nouveau patrouilleur permettra de renforcer la sécurité maritime, la recherche et le sauvetage dans les eaux mauriciennes. Les capacités actuelles des garde-côtes mauriciens sont limitées compte tenu de la vaste étendue de la zone économique exclusive mauricienne et des ressources disponibles. Le CGS Barracuda contribuera aux patrouilles en mer dans toutes les parties des zones maritimes mauriciennes. Jusqu’à présent, les navires indiens et ceux des garde-côtes nationaux ont effectué des opérations de surveillance conjointe. Des patrouilles ont aussi été effectuées dans le cadre de la lutte contre la piraterie dans la vaste zone économique exclusive mauricienne. Ainsi, la coopération maritime entre les deux pays, notamment le déploiement de navires de guerre indiens dans les eaux mauriciennes, a permis d’assurer la surveillance des côtes pendant de nombreuses années.
Le bateau patrouilleur disposera d’équipements de pointe et de systèmes électroniques technologiquement plus avancés que n’importe quel navire dont disposent actuellement les garde-côtes locaux. Le navire mesurera 75 mètres et aura une capacité de 1 350 tonnes. Il sera propulsé par deux moteurs diesel d’une puissance de 4 300 KW MTU et sera capable d’atteindre une vitesse maximale de 20 noeuds dans des conditions de mer calme. À vitesse économique, il aura une autonomie d’environ 5 000 milles marins et pourra rester en mer pendant deux semaines sans aucun ravitaillement. Le bateau patrouilleur offshore sera doté de systèmes de navigation modernes, des systèmes avancés de contrôle des machines et une gamme de « Naval Gun » disposant d’un système optique pour l’utilisation de jour comme de nuit. Le navire est conçu pour transporter un hélicoptère léger et trois bateaux pour les recherches et les sauvetages ainsi que pour des actions de répression et de patrouilles maritimes. Le CGS Barracuda sera également capable de transporter le matériel d’intervention pour lutter contre toute contamination et déversement de pétrole en mer. Le bateau patrouilleur peut aussi jouer le rôle de plate-forme de commande et accomplir la majorité des tâches confiées à la garde côtière nationale.
Traditionnellement, un navire est « lancé » dans l’eau une fois que sa coque est terminée, après quoi la superstructure, les ponts supérieurs et les pylônes sont montés en eau plus profonde. Le CGS Barracuda sera livré en septembre 2014.
Une fois livré, le navire sera en mesure d’effectuer des opérations polyvalentes contre la piraterie, des recherches et sauvetage, des actions anti-contrebande et de surveillance antidrogue. Il sera pourra également participer à la lutte contre le braconnage, assurer la protection des pêches et effectuer des missions humanitaires.