Deux des huit Radar and Automatic Identification System Stations opérant sur Maurice, Agalega, Saint-Brandon et Rodrigues sont hors d’état de fonctionner à cause de problèmes techniques. L’une des deux stations concerne Maurice et la deuxième couvre Agalega. Des mesures ont déjà été prises pour les réparer. C’est ce qu’a indiqué le premier ministre, Navin Ramgoolam, hier, en réponse à une question du député mauve Adil Ameer Meea.
Le député de la circonscription Port-Louis Maritime et Port-Louis Est avait voulu savoir combien de bateaux ont été saisis suite à des opérations illégales dans nos eaux durant les sept dernières années. Selon le Premier ministre, huit bateaux ont été saisis dans les eaux mauriciennes par la National Coast Guard pour de telles raisons, dont quatre après l’installation du système de radar en 2011. Dans trois des huit cas, les capitaines des bateaux ont été appelés en Cour et ont reçu des amendes alors que deux des cas ont été référés au DPP. Deux autres cas font toujours l’objet d’enquête et dans un autre cas, le DPP n’a signalé aucune autre action.
Ce système de radar, rappelle le Premier ministre, est un don du gouvernement indien. Le système permet une surveillance 24 h/24 des eaux qui nous entourent, incluant les eaux territoriales et une partie de la Exclusive Economic Zone (EEZ).
Selon le Premier ministre, une série de mesures sont constamment prises pour suivre de près les activités de notre EEZ sur quelque 2,3 millions de km2, cela afin de contourner les diverses menaces de pirates, de pêche illégale ou de vols armés sur des bateaux et autres opérations illégales.
Ces mesures comprennent une vigilance constante par les National Coast Guard Ships et des avions à travers quatre à cinq sorties de surveillance chaque semaine. Par ailleurs, depuis 2009, des opérations conjointes anti-pirates et EEZ sont menées sur une base régulière dans nos eaux par des bateaux indiens et français. De plus, le personnel de la National Coast Guard est formé au capacity building avec l’aide de pays tels l’Inde, les États-Unis et la France.
La Police considérerait l’acquisition des additional state-of-the-art assets en vue de renforcer sa « naval capability », renforçant par là même la surveillance de la Exclusive Economic Zone.
Suite à la réponse du PM, le député Meea a encore demandé : « Cette surveillance, est-elle suffisante pour le territoire mauricien ? » Le Premier ministre lui a répondu : « Nous sommes à Maurice, pas aux États-Unis », ajoutant qu’autrefois un tel système n’existait pas à Maurice. « I decided to set up this system. » Et le ministre Shakeel Mohamed de commenter : « Avan ti pe get par zimel. »