Sylvain Oriant, 49 ans, vit de la pêche. Un dur métier où les risques sont quotidiens mais qui souffre toujours d’un manque de considération de la part des autorités. La semaine dernière, avec quelques-uns de ses confrères, il se trouvait sous le kiosque du Jardin de la Compagnie à Port-Louis pour tenter de sensibiliser le public et les autorités à la cause des pêcheurs. L’homme nous raconte son parcours, en confiant également les raisons de sa colère et sa tristesse.
“Assis sous le kiosque du Jardin de la Compagnie, les autres pêcheurs et moi reparlons souvent de nos nuits en haute mer. Sur les bancs de Saint Brandon et de Diego, c’était le bon temps. J’étais heureux d’embarquer. Je me disais qu’à mon retour, je toucherais une grosse somme d’argent. Je pourrais faire plaisir à ma famille. J’ai une femme et sept enfants.
De retour à Maurice, konpagni ti pe dir nou ki nou dwa zot kas ! Quand nous avions peu de poissons, les entreprises privées nous payaient beaucoup moins que prévu. La supercherie ? Si ou ti kone… Nous l’avons remarquée trop tard. Les Mauriciens embarquent toujours pendant l’hiver. Au mois de septembre.