Militante de la Platform Sov nou Falaise, Sylvie de Leusse a décidé de porter son combat à un autre niveau, dans la logique de son engagement citoyen, en se portant candidate aux villageoises. « Le village Council n’a pas jugé utile de réagir contre la fermeture du chemin reliant la plage de Gris-Gris au site remarquable de la Roche qui pleure », déplore-t-elle. La présidente de la Mauritius Association Of Architects (MAA) a alors décidé de se présenter au sein du Front Citoyen de Souillac pour les élections villageoises.
Suite à son combat avec la Platform Sov nou Falaise, c’était comme un devoir pour Sylvie de Leusse de se présenter aux élections villageoises. « Nous étions les seuls à être présents quand il y a eu un problème », dit-elle. D’ailleurs, elle ne manque pas de s’enorgueillir d’avoir « obtenu des passages très praticables, alors que l’ensemble des pas géométriques reste dans le domaine privé ».
Sa principale motivation ? Elle souhaite plus de « justice sociale avec des mesures en faveur des démunis ». À ce sujet, elle ne mâche pas ses mots : « Je ne supporte pas de voir que certains prennent les démunis pour des imbéciles. » La lutte contre le chômage et l’extrême pauvreté sont ses priorités.
Nouveau parti « apolitique » et nouvelle tête à Souillac… N’a-t-elle pas peur de se retrouver dans « karo kann » ? Sylvie de Leusse rétorque que « ceux qui s’intéressent à la vie sociale de Souillac ont dû entendre parler de moi ». Et d’ajouter qu’elle sera toujours là, peu importe le résultat des élections.
Quant aux tabous liés à la participation des femmes aux élections, Mme de Leusse indique qu’elle a dû surmonter ces obstacles. « J’ai dû moi-même surmonter ma gêne de monter sur un camion pour faire des meetings devant un public totalement masculin ». Elle est d’avis que les tabous seraient liés aux préjugés sociétaux. Cependant, elle relève que les hommes sont « respectueux » et « écoutent attentivement ce que nous, les femmes, avons à dire ».
Notre interlocutrice estime par ailleurs que c’est une bonne initiative d’avoir forcé les partis politiques à présenter un nombre minimum de candidates. Toutefois, dit-elle, ce qui compte vraiment c’est le nombre de femmes qui seront élues aux conseils de village et aux municipales.