Depuis hier, l’appel à candidature pour composer le prochain bureau exécutif de la Fédération des syndicats du service civil (FSSC) a été lancé avec la convocation officielle aux quelque 180 délégués pour le vote en « secret ballot » le 24 mai. D’ici cinq semaines, les candidats aspirants au poste tant convoité de président de la centrale syndicale, regroupant des syndicats de différentes catégories de la fonction publique, se lanceront en campagne. Entre-temps, le président de la Government Teachers Union, Vinod Seegum, confirme sa participation aux élections alors que le président sortant de la fédération Toolsyraj Benydin affirme qu’il mettra définitivement un terme à son parcours au sein du bureau exécutif.
Depuis plusieurs semaines, la course à la présidence de la FSSC était source de remous avec des contestations quant à la démarche du président en exercice Toolsyraj Benydin, qui a déjà complété trois mandats de deux ans, visant à amender les Rules and Regulations. Force est de constater qu’avec les voix qui se sont élevées et les déclarations d’intention de part et d’autre pour ce qui est du prochain mandat de président, la centrale syndicale est passée par des moments très agités.
Mais la fin de la semaine dernière a toutefois permis d’y voir plus clair dans ces tractations avec le président sortant Toolsyraj Benydin brisant le suspense quant à son éventuelle participation. En effet, Toolsyraj Benydin devait confirmer qu’il s’écartait carrément de la course pour la présidence et annoncer l’appui du bureau de la centrale syndicale pour présenter comme candidat Naraindranath Gopee, actuel président de la Government Secondary School Teachers Union.
Alors que l’appel à candidature pour la composition du prochain bureau exécutif a été lancé hier et sera clos le 19 avril, le syndicaliste Vinod Seegum confirme de son côté sa participation à l’élection pour la présidence de la FSSC. Le président de la Government Teachers Union (GTU) qui avait expliqué en milieu de semaine avoir été laissé sur la touche par Toolsyraj Benydin, expliquait hier les raisons qui l’ont poussé à se jeter dans la course pour ce poste tant convoité.
Premièrement, il dit subir d’énormes pressions de ses membres de la GTU qui est affiliée à la FSSC et deuxièmement, il est le premier vice-président de la centrale syndicale. Selon Vinod Seegum, il aurait été logique que Toolsyraj Benydin lui fasse une proposition pour une candidature au poste de président à la place de Naraindranath Gopee. Toutefois, les recoupements effectués dans le milieu syndical indiquent que Toolsyraj Benydin a bel et bien tenté de prendre contact avec Vinod Seegum pour une éventuelle proposition… mais le président de la GTU n’aurait pas répondu à son coup de téléphone.
Tandis que les principaux acteurs se lanceront dans la campagne dans quelques semaines pour présenter leur programme, Toolsyraj Benydin s’apprête pour sa part à faire ses adieux à la FSSC. En effet, le président sortant affirme qu’il ne convoitera aucun poste au sein du bureau exécutif de la centrale syndicale. Cependant, après plus de 37 années d’expérience dans le syndicalisme, il n’écarte pas la possibilité de faire office de négociateur au sein d’un quelconque syndicat… emboîtant quelque peu le pas à un certain Jack Bizlall. « Je ne vais pas embarrasser le futur président et non plus lui faire de l’ombre. Quand vous êtes engagés dans les domaines sociaux, vous ne devez pas vous attendre à des récompenses. C’est plutôt de l’autosatisfaction. Et à la fin il faut faire un examen de conscience. Quand je regarde dans le rétroviseur, je constate que j’ai parcouru un long chemin et que je n’ai rien à me reprocher. Mais comme on le dit souvent, un syndicaliste ne part jamais à la retraite… » faisait comprendre Toolsyraj Benydin hier soir.