Le couperet est tombé en début d’après-midi hier concernant les prochaines élections de la Fédération des syndicats du service civil, qui rassemble des syndicats de différentes catégories de fonctionnaires, prévues le 24 mai. L’actuel président Toolsyraj Benydin s’est désisté de la course à la présidence, et après consultations, le bureau de la centrale syndicale a décidé de présenter Naraindranath Gopee, actuel président du Government Secondary School Teachers Union.
Les consultations à l’issue du séminaire organisé par la Fédération des syndicats du service civil jeudi à son quartier général dans le cadre de la journée de la femme devaient déboucher sur les prochaines élections de la centrale syndicale. Naraindranath Gopee devait alors faire part de ses aspirations à succéder à Toolsyraj Benydin en se présentant aux élections générales le 24 mai.
Les consultations se sont poursuivies hier matin au bureau exécutif de la FSSC autour des possibilités d’aller de l’avant avec la candidature du président de la Government Secondary School Teachers Union. Au terme des échanges, la décision devait être entérinée.
« Naraindranath Gopee est un militant de longue date. Il a le profil pour être président comparativement à d’autres protagonistes. Avec le consensus du bureau, il a 90 % de chance d’être élu à la tête de la centrale syndicale », a soutenu le président sortant Toolsyraj Benydin. La fin prochaine du troisième mandat de Toolsyraj Benydin a suscité des remous ces dernières semaines dans le milieu syndical avec des voix qui se sont élevées contre des initiatives en vue d’amender des Rules and Regulations de la FSSC concernant le mandat du président.
Soulignons toutefois que Naraindranath Gopee est accusé d’avoir fait circuler aux parlementaires, entre autres, un dossier très critique à l’encontre du directeur du Mauritius Examination Syndicate Lucien Finette. Dans ce document, le syndicaliste fait notamment état de « mauvaise administration et scandales de toutes sortes » imputés au directeur du MES. Lucien Finette, candidat battu aux élections de 2010 au N° 20, avait d’ailleurs logé une plainte formelle l’année dernière au Central Criminal Investigation Department aux Casernes Centrales contre Naraindranath Gopee.