Le syndicat des pêcheurs, représenté par Judex Ramphul, s’est réuni vendredi au centre social Marie Reine de la Paix pour faire le point sur la situation des pêcheurs. A cette occasion, une série « d’anomalies » ont été relevées, principalement concernant l’écosystème marin, qui fera l’objet d’une manifestation le 21 mars.
Judex Ramphul, président du syndicat des pêcheurs, a rencontré la presse hier au centre social Marie Reine de la Paix. L’occasion pour lui d’avancer que les pêcheurs font actuellement face « à un énorme problème » : le « non respect » de l’environnement marin. Le secteur de la pêche, dit-il, est en effet dans un état critique, « surtout depuis la hausse considérable des activités touristiques et des développements côtiers », objets de véritables nuisances, selon lui. Pour le syndicaliste, l’un des plus gros problèmes demeure l’érosion. Et de déplorer dans le même souffle que « rien ne soit fait pour y remédier ».
De plus, les membres du syndicat se disent contre certaines activités aquatiques, à l’instar des scaphandriers dans la région de Trou-d’Eau-Douce, se posant dans le même temps des questions sur la légalité de cette activité. Judex Ramphul en a alors profité pour lancer un vibrant appel aux autorités « afin qu’elles prennent les choses en main ».
Revenant sur la manifestation prévue le 21 mars, les pêcheurs disent être aberrés « par rapport à ce qui se pratique » à Haute-Rive, où l’hôtel Azuri est en construction. « Konstriksyon lotel pe fer dan enn landrwa sovaz kot ena bann plantasyon mangrov. Bann dimoun pena drwa detrir sa bann plant-la », a déclaré Judex Ramphul. Et de questionner : « Kouma bann promoter inn resi gayn lotorizasyon pou coup sa bann plant la ? ». Plusieurs injonctions ont été faites, dit-il, lesquelles ont été rejetées par la cour. C’est donc dans cette optique que la manifestation aura lieu à Haute-Rive. Parce que les promoteurs, selon Judex Ramphul, « pa respekte gagne-pain ban peser ».
A noter que concernant la problématique de l’agrandissement portuaire, les syndicalistes ont rencontré l’ancien chef juge Sik Yuen à la suite d’une liste de requêtes envoyées par Me Rama Valayden aux directeurs de la Mauritius Port Authority. Une première session d’arbitrage aura lieu le 14 avril prochain. Le président du groupe syndical s’est dit « satisfait » du résultat.