Arrêtés sous une charge d’« obstructing the free passage of pedestrian » devant le parlement au cours d’une manifestation hier, neuf membres de la Fédération des travailleurs unis ont été relâchés dans l’après-midi le même jour. À l’issue de cette arrestation jugée « arbitraire », son président Atma Shanto dit envisager la possibilité d’initier une action légale contre le Commissaire de Police Dhun Iswar Rampersad.
À la suite de leur arrestation aux abords de l’Assemblée nationale où ils manifestaient contre l’établissement hôtelier La Plantation, les neuf membres de la Fédération des travailleurs unis (FTU), y compris son président Atma Shanto, ont été emmenés aux Casernes centrales. Ils ont été interrogés par des limiers de la Central Investigation Division de Port-Louis Sud avant d’être libérés aux alentours de 16 heures.
Atma Shanto affirme que durant la manifestation devant le parlement hier à la mi-journée, un policier lui a dit à deux reprises que le rassemblement était illégal et qu’il était en infraction à la Public Gathering Act, étant donné que des travaux parlementaires étaient en cours. « Mais finalement il y a une charge d’obstruction au libre passage des piétons contre nous. Je ne comprend pas. Cela ne tient pas debout… » explique un Atma Shanto confus au Mauricien ce matin.
Le président de la FTU soutient que depuis hier plusieurs sessions de travail ont eu lieu entre lui et ses hommes de loi, Mes Nilen Vencadasmy et Rex Stephen, en vue d’une action légale. L’arrestation des neuf membres de la FTU a suscité une certaine agitation dans la classe syndicale. Hier déjà, le syndicaliste Ashok Subron a réagi promptement dans nos colonnes pour réclamer la libération immédiate des protestataires. Et ce matin au Mauricien, il s’est prononcé en faveur de la radiation des charges retenues contre eux.
De son côté, Radhakrishna Sadien, président de la Government Services Employees Association, a affirmé au Mauricien qu’une correspondance est actuellement en préparation pour dénoncer les agissements des autorités locales auprès du Bureau international du travail.