Narendranath Gopee, président de la Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), s’est exprimé hier après-midi sur l’arrivée du nouveau gouvernement ainsi que la nomination des nouveaux ministres. Le porte-parole de ce syndicat souhaite que la liste des ministres soit revue, avec notamment une éventuelle nomination de Toolsyraj Benydin, ancien syndicaliste. Ce point de presse s’est tenu dans les locaux de la FCSOU à Port-Louis.
Pour le président de la FCSOU, le député du N° 15 Toolsyraj Benydin aurait dû accéder au poste de ministre du Travail et des Relations industrielles. « Il est un grand syndicaliste et connaît bien toutes les lois du travail. Ce poste aurait dû lui revenir ». De plus, « Maneesh Gobin aurait dû être ministre de la Fonction publique ou aux TIC ». Narendranath Gopee a quand même tenu à souhaiter bonne chance au nouveau gouvernement et espère qu’il « sera à l’écoute et satisfera les attentes des fonctionnaires ainsi que de la population en général ».
Commentant les résultats des élections, le syndicaliste est d’avis que « les élections ont reflété le ras-le-bol des fonctionnaires ainsi que leur démotivation ». Il a par ailleurs dénoncé « l’ingérence politique » de l’ancien gouvernement. « Beaucoup de dossiers étaient en attente et il manquait beaucoup de structures d’organisation. Plusieurs décisions dépendaient beaucoup de l’humeur des ministres et il y avait un grand gaspillage des fonds publics. Le rapport de l’Audit n’a toujours pas été publié. »
Pour Narendranath Gopee, « le gouvernement devra venir avec une politique de transparence au niveau des dépenses et éventuellement procéder à un référendum national sur les projets d’envergures tels que le métro léger ». Il souhaite par ailleurs que la politique des privatisations soit entièrement revue. De plus, le président de la FCSOU pense qu’il faudrait remplacer les Chairmen des corps para-étatiques qui auraient failli à leur tâche. Au niveau de la MBC, Gopee se dit satisfait du départ de Dan Callikhan et souhaite que le prochain directeur général aura les compétences nécessaires « pour faire revivre cette institution ».