Le grade des Library Officers, soit des libraires, a pendant longtemps été « négligé ». C’est l’avis de la Library Staff Union (LSU) qui réclame une meilleure considération du ministère de l’Éducation envers ces officiers travaillant pour la plupart dans les écoles secondaires. Outre les propositions faites au Pay Research Bureau, qui ont été ignorées, la LSU attend toujours une réponse de la ministre de l’Éducation suite à une rencontre officielle en novembre 2015.
« Ras-le-bol ». C’est le terme utilisé par Radakrishna Sadien, président de la Government Services Employees Association, aux côtés des membres de la Library Staff Union. Ce syndicat compte quelque 125 membres, dont des Senior Library Officers, des Library Officers, des Senior Library Clerks et des Library Clerks. « Nous avons toujours déploré la façon de traiter le non-teaching staff, et les library officers font partie de cette catégorie de personnes », fait d’emblée ressortir Radakrishna Sadien qui réclame des « mesures correctives ».
Une série de requêtes, indique-t-on, a été faite au Pay Research Bureau, qui les a rejetées. En premier lieu, la LSU demande une démarcation entre les Library Officers des écoles et ceux des bibliothèques publiques, des documentation units des ministères et de la Parliament Library. « Une bibliothèque d’école est une bibliothèque spécialisée. Nous offrons un service différent car nous servons un autre public. Nous sommes au service des élèves et nous fonctionnons d’après un emploi du temps bien défini. Chaque classe dispose d’une période au moins une fois par semaine consacrée aux activités à la bibliothèque », explique Gheerishsing Gopaul, président de la Library Staff Union. « Les attributions d’un Library Officer dans une école sont donc différentes », souligne-t-il. Les libraires d’écoles peuvent être appelés à remplacer un enseignant absent, à proposer des activités pour développer l’esprit critique chez les enfants, à organiser des activités telles qu’une Prize Giving Ceremony ou à célébrer des journées nationales et internationales, tout en assurant le registre ou encore la surveillance durant les examens internes.
Par ailleurs, les Library Officers attendaient énormément de la rencontre avec la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun, qui s’est tenue le 30 novembre 2015. Les libraires sont depuis dans l’attente d’une solution. « La ministre nous avait promis des réponses d’ici février 2016. Nous sommes arrivés en mai et toujours rien », déplore Gheerishsing Gopaul.
Les membres de ce syndicat avaient fait la demande pour trois jours officiels “off” chaque semaine des vacances scolaires, ne pas devoir se rendre au travail durant les avertissements de cyclone de classe II et durant d’autres “adverse weather conditions”. Ils ont également demandé que leur soient alloués des congés pour deux jours décrétés comme des « school floating holidays ».
Dès lors, les requêtes vaines au niveau du PRB et de la ministre accentuent le sentiment de « découragement » chez ces officiers.
Concernant le projet d’informatisation des librairies d’écoles, la LSU affirme que depuis une réunion en début d’année, il avait été décidé que le système allait être remplacé par un nouveau logiciel. Il n’y a toutefois pas eu de suivi. « Les Library Officers se retrouvent dans le flou total », affirme Gheerishsing Gopaul.
En vue du prochain budget, demande est faite au ministère de l’Éducation pour le recrutement de Library Clerks en raison d’un « manque de personnel dans les écoles à ce niveau », relate Gheerishsing Gopaul.