Même si la GWF-JNP d’Ashok Subron fait preuve d’une attitude plus hostile contre les démarches du ministre du Travail, les animateurs de la Platform, en l’occurrence Reeaz Chuttoo et Jane Ragoo, continuent à ratisser le terrain syndical. Outre le rassemblement annoncé pour mardi devant l’Assemblée nationale, ces dirigeants syndicaux ont transmis, dès hier, à chacun des parlementaires une lettre les plaçant devant leurs responsabilités au sujet des débats sur les lois du Travail prévus.
Tout en dénonçant l’absence officielle des textes des amendements proposés par le ministre Mohamed, les dirigeants de la Conféderation des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP) et d’autres syndicalistes de la Platform mettent l’accent sur la nécessité de consultations avant l’adoption de tout amendement. « We note with deep concern that the fundamental rights of workers i. e. protection in employment is still not on the agenda », soulignent-ils avec force.
Les autres lacunes notées par la Platform portent sur la nécessité d’introduire un Portable Severance Allowance Fund, l’absence de protection des salariés contre des licenciements injustifiés. La Platform fait un appel aux parlementaires « to act in the interest of the people » en énumérant les principales demandes faisant partie d’un Emergency Amendment présenté au ministre du Travail lors des séances du travail les 6 et 12 février dernier.
De son côté, Ashok Subron, pris pour cible par le ministre du Travail dans ses déclarations au cours de la semaine écoulée, dénonce avec véhémence « l’assujettissement des amendements proposés à la position adoptée par le patronat », notamment la Mauritius Employers Federation et la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA). « Bann amandman Shakeel Mohamed viz opu fer plezir MSPA-MEF », déclare-t-il d’emblée en présentant trois obstinations majeures du ministre du Travail.