Rien n’a été fait par les autorités pour traiter de la question du syndrome du bébé secoué, malgré les recommandations de l’Ombudsperson for Children Shirin Aumeeruddy-Cziffra. C’est ce qui ressort de son dernier rapport rendu public le mois dernier.
Citant le cas d’un bébé de deux mois portant les initiales L.S et victime de ce syndrome, l’Ombudsperson for Children relève que le ministère de la Santé n’a mené aucune campagne pour sensibiliser la population à ce problème. Dans son rapport, Shirin Aumeeruddy-Cziffra souligne que de nombreux parents secouent leur bébé, soit lorsqu’ils jouent avec lui, soit pour qu’il arrête de pleurer. Or, poursuit-elle, tous les pédiatres sont unanimes à dire que cela peut provoquer des dégâts graves au cerveau.
Shirin Aumeeruddy-Cziffra préconise une série de mesures. Parmi, elle en appelle aux surveillants et aux parents à faire l’effort pour ne pas s’adonner à des réactions aussi violentes. Elle insiste sur l’organisation de campagnes et la mise en place de programmes éducatifs avec pour objectif de changer les comportements. L’Ombudsperson for Children recommande le soutien à ceux victimes de pression ou d’autres problèmes de société. Elle propose aussi une formation pour le personnel soignant des crèches et des hôpitaux ; une formation sur la manière d’être des parents pour comprendre l’enfant ; une éducation pour les adultes avec des conseils aux nouveaux parents avant et après la naissance ; une campagne de sensibilisation sur le syndrome du bébé secoué.
L’Ombudsperson for Children préconise l’enseignement des techniques appropriées pour élever les enfants et gérer les conflits au sein de la famille et la visite régulière d’une infirmière dans les familles à risque ou qui nécessitent un soutien spécifique. Parmi les recommandations pour protéger l’enfant en général, Shirin Aumeeruddy-Cziffra note entre autres celle qui suggère la mise en place d’un child family mentoring.
« The mentoring system is going to be implemented soon », souligne l’Ombudsperson for Children dans son rapport. Concernant le placement des enfants chez des parents, elle observe : « The Civil Code was amended so that the judge can make orders for better relations with grandparents and next to kin but not specifically for placement or custody. » Shirin Aumeeruddy-Cziffra avait préconisé qu’une alternative aux abris pour accueillir les enfants en toute sécurité devrait inclure « the home of a next of kin or other member of the family of the minor ». Elle souligne aussi que la loi sur l’adoption est en chantier.
Pour ce qui est des procédures sur la déclaration tardive de naissance, l’Ombudsperson for Children constate que la situation s’est améliorée. Cependant, certains cas ont été retardés sans raison apparente.
Mme Cziffra indique que le National Children’s Committee a été mis en place le 16 juin dernier. « But there is still a lot to be done in terms of empowerment of children ».
L’Ombudsperson for children avait recommandé la création d’une Advertising Standard Authority dans le cadre de l’utilisation de l’image des enfants dans les publicités. Cependant, rien n’a été fait, affirme-t-elle dans le rapport. Shirin Aumeeruddy-Cziffra fait toutefois ressortir que les recommandations faites concernant la vente des boissons alcoolisées ont été prises en considération avec deux règlements introduits sous la Health Act et la création d’une zone spécifique dans les grandes surfaces.
––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––
Pas de représentants légaux pour les enfants
Sous la partie « tribunal de famille », l’Ombudsperson for children Shirin Aumeeruddy-Cziffra constate dans son dernier rapport qu’il y a eu des progrès à la suite de ses recommandations. « Some progress has been made concerning the family division of the Supreme Court which sits everyday and does a lot of mediation. » Cependant, elle ajoute : « A real reform is still awaited », précisant que les enfants « still do not have their own legal représentatives ».