Après la polémique crée par l’article du Mail on Sunday concernant les t-shirts confectionnés à Maurice pour une campagne féministe, les boutiques Whistles et la Fawcett Society ont tenu à « rassurer » sur les conditions de fabrication des t-shirts en question. Ceux-ci, conçus par la Compagnie Mauricienne de Textile (CMT), « conformed to ethical standards », soutient Eva Neitzert, Deputy Chief Executive de la Fawcett Society, qui a émis un communiqué hier. De son côté, la direction de Whistles fait comprendre que cette chaîne de magasins est « committed to ethical sourcing policies ». Les deux organisations se disent « satisfaites » du « monitoring » réalisé dans les usines de la CMT.
« Nous avons un programme de « monitoring » en place pour nous assurer que nos fournisseurs respectent notre code d’éthique. Celui-ci est basé sur onze points, dont le respect des lois du travail, une rémunération juste, la liberté d’association […] Un audit d’éthique réalisé à l’usine de la CMT, le 9 octobre 2014, par une organisation indépendante à but non lucratif, a démontré que les travailleurs sont payés au-dessus du salaire minimum prévu par le gouvernement, qu’ils sont rémunérés pour les heures supplémentaires et qu’ils ont le droit de se syndiquer ». C’est ainsi que Whistles a tenu à mettre les choses au clair après la polémique qui secoue l’Angleterre depuis dimanche et impliquant des politiciens. Une enquête du Mail on Sunday affirmait, en effet, que des ouvrières étrangères de la CMT engagées dans la confection de t-shirts pour une campagne féministe étaient exploitées. L’affaire a pris de l’ampleur du fait que des politiciens, dont le vice-Premier ministre, Nick Clegg, et l’adjointe au leader du Labour Party, Harriet Harman, avaient porté ce t-shirt dans le cadre de la campagne.
De son côté, la Fawcett Society, organisatrice de la campagne, a aussi tenu à « rassurer » sur la question. « We are pleased to confirm that we have today seen expansive and current evidence from Whistles that the CMT factory in Mauritius they used to produce our “This is what a feminist looks like” t-shirts conforms to ethical standards », écrit Eva Nietzert, la Deputy CEO dans un communiqué émis hier. Elle reprend les points mis en avant par Whistles, notamment en ce qui concerne le salaire des ouvrières étrangères. Elle ajoute toutefois : « Whilst we have confidence in the evidence provided to us, we are currently working closely with an international trade union body to scrutinise it so that we can be absolutely assured of its provenance, authenticity and that all findings are robust and factual. »
Eva Nietzert ajoute également que son organisation est concernée par la discrimination envers les femmes à travers le monde. Elle réitère sa volonté à continuer à travailler avec Whistles et Elle UK Magazine, également partenaire de l’événement. Lorraine Candy, la rédactrice en chef de ce magazine féminin s’est aussi exprimée sur la question. Elle s’est dite « satisfaite » des explications de Whistles. « We are confident their (N D.L.R. : les t-shirts) production conforms to ethical standards », déclare-t-elle.