De retour après six ans, Monaster sort un nouvel album, symbole de renouveau. Après sept opus, le duo de Goodlands mise sur sa maturité et effectue un bond en arrière vers le style qui l’avait lancé. Quatorze titres pour Tandem, qui joue également la carte de la modernité musicale.
Patience. Il en a fallu à ceux qui avaient été accrochés par le son Monaster quand le duo des Benoit avait débarqué en trombe en 2000, “avek enn lespri mari kler pou vinn explike” dans son Premye Komba. Premier combat, premières victoires, début d’une carrière. Le petit et le grand avaient fait les murs hors des remparts qui les cloisonnaient à Goodlands pour affronter les pontes du rap sur la scène nationale.
Six albums ont suivi. Le duo Ultimatum Montana et Benz Blakka se sont aussi engagés dans des solos et sur des compilations. La dernière fois qu’ils avaient été entendus ensemble, c’était sur La ligue des Titans, il y a six ans.
Patience. C’est le titre choisi parmi les quatorze de l’album Tandem pour annoncer le retour de Monaster. La retraite est finie, le temps est venu pour ces disciples de L’école du micro d’argent d’IAM de dégainer le katana pour fendre l’air dans un coupé-décalé saupoudré de séga, de ragga, et même de reggae. Sorti il y a quelques semaines en prélude à l’album, Patience nous ramène au bon vieux son du Monaster des premiers temps. Du rythme, de l’humour, de l’amour, des coups de gueule, une belle complémentarité vocale : les titres de Tandem voguent sur le même esprit. Monaster fortifie ses murs en faisant un retour aux sources. Le temps est venu de parler de rap.