Pour exprimer son mécontentement sur l’absence de négociation avec l’hôtel Peninsula Bay Beach Resort (ex-Blue Lagoon), la Federation of Hotels Taxi Associations (FHTA) a manifesté devant l’établissement à Blue-Bay hier. La fédération rappelle que la mise en place d’un Taxi Desk est une mesure proposée par le gouvernement et que tous les hôtels concernés devraient se plier aux règlements.
« Cette manifestation est une manière de démontrer notre désaccord. À ce jour, nous n’avons eu aucune négociation avec l’hôtel. La direction n’a donné aucun signe de communication, en dépit de nos différentes tentatives », déplore Yashpal Murrakhun, président de la FHTA. En avril dernier, le conseil des ministres a avalisé la mise en place d’un comptoir de taxis dans les hôtels de plus de 50 chambres. Cette décision découle d’une lutte menée par la FHTA, qui dénonçait la concurrence des tour-opérateurs et compagnies de location de voitures. Ils réclamaient un traitement équitable de la part des hôtels.
Pour l’heure, la majorité des hôtels ont accepté la mise en place de cette mesure. « Quelques-uns, à l’instar du Peninsula Bay, font encore des difficultés. Nous ne baisserons pas les bras. Nous continuerons à dénoncer cette attitude. D’ailleurs, en août, nous serons devant l’hôtel Outrigger, à Bel-Ombre. »
Yashpal Murrakhun revient également sur la récente déclaration du Premier ministre adjoint et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, à l’Assemblée nationale. Ce dernier avait en effet déclaré que certains hôtels pourraient réclamer une somme symbolique pour la mise en place d’un comptoir de taxis, comme c’est le cas pour les tour-opérateurs. Le président de la FHTA insiste sur le fait que « cela n’a jamais été évoqué au comité présidé par Xavier-Luc Duval lui-même », ajoutant que « les seuls frais discutés concernent la personne qui travaillera à ce comptoir ».
Lors de cette intervention à l’Assemblée, le ministre du Tourisme avait également précisé que les prix indicatifs devront être disponibles à ce comptoir et qu’un système de “voucher” sera appliqué en l’absence de taximètre. Il a ajouté que l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’Île Maurice (AHRIM) a déjà émis des “guidelines” à ses membres concernant les discussions à entamer avec les chauffeurs de taxi basés dans leur établissement. Toutefois, a-t-il dit, « chaque hôtel a ses spécificités ».