– Le service de réservation en ligne, promis par le ministre du Tourisme, toujours pas concrétisé

La Federation of Hotel Taxis Associations (FHTA) attend toujours que le gouvernement mette en pratique les mesures annoncées pour faciliter leur travail. En dépit des réunions et des revendications en 2017, il n’y a pas de Taxi Operations Desk dans tous les hôtels de l’île, ni de service de réservation en ligne, promis par le ministre du Tourisme, Anil Gayan. Le président de la FHTA, Yashpal Murrakhun, prévoit ainsi une année 2018 mouvementée.

Après leur opération escargot démontrant leur exaspération le 3 août 2017, les chauffeurs de taxi d’hôtels s’attendaient à une meilleure situation. Ils avaient en effet été invités par le ministre du Tourisme, Anil Gayan, à une réunion dans le but de trouver une sortie de crise. La mise en place d’une plateforme de réservation en ligne avait alors été acceptée par toutes les associations de taxi présentes. Or, cinq mois plus tard, ce projet n’a toujours pas été concrétisé.
Selon Yashpal Murrakhun, président de la FHTA, on lui a fait comprendre que les procédures pour l’allocation du « tender » sont toujours en cours. Ce qui le laisse sceptique car, rappelle-t-il, cela fait deux ans également depuis qu’un comité ministériel, instauré pour travailler sur leur situation, avait également décidé de la mise en place d’un Taxi Operations Desk dans les hôtels, sans que cela ne soit appliqué partout. A ce jour, sur les 80 hôtels concernés, seuls 25 ont en effet accepté l’aménagement d’un comptoir de taxis. Ce qui pousse Yashpal Murrakhun à dire qu’il y a un manque de professionnalisme de la part du gouvernement et de la Tourism Authority.

Il rappelle que les membres de la fédération avaient voté en faveur d’une grève de la faim mais que cette action avait été mise en veilleuse après la réunion avec Anil Gayan. « Malheureusement, on constate aujourd’hui que rien n’a été fait. Nous n’avons d’autres choix que de prévoir d’autres actions pour cette année, que nous communiquerons en temps et lieu. 2018 risque d’être une année houleuse. »

Ce dernier déplore également le « silence » du ministre du Transport, Nando Bodha, qui, regrette-t-il, « ne s’intéresse pas à la situation des taximen ». De même, il critique la National Transport Authority (NTA) pour son « manque de contrôle ». Le président de la FHTA dénonce également la politique d’un grand hôtel de l’est, récemment dans l’actualité, qui aurait engagé deux « executive cars » pour véhiculer les touristes.
Rappelons que les chauffeurs de taxi s’élèvent justement contre ce qu’ils considèrent comme étant de la « concurrence déloyale » car les hôtels font de plus en plus appels aux tour-opérateurs pour véhiculer les touristes alors qu’eux-mêmes ont obtenu un permis de la NTA pour opérer à ces hôtels.