Les établissements hôteliers ont jusqu’au 15 juin prochain pour s’adapter et implémenter les nouvelles mesures approuvées par le gouvernement concernant les taxis opérant aux abords des hôtels et de l’aéroport. Une des mesures phares concerne la mise sur pied d’un “taxi desk” au sein des hôtels ayant une capacité de plus de 50 chambres. À cet effet, l’association des chauffeurs de taxi lancera prochainement les procédures pour l’exercice d’appel à candidatures pour les “taxi representatives” qui opéreront ces comptoirs spéciaux.
La Tourism Authority a attiré l’attention de l’ensemble des établissements hôteliers à l’effet que les nouvelles mesures par rapport aux taxis devraient être implémentées d’ici le 15 juin 2016. La première des mesures concerne la mise sur pied d’un “taxi desk” dans chaque hôtel de plus de 50 chambres. À noter que le salaire du “taxi representative” chargé d’opérer ce comptoir ainsi que le comptoir lui-même sera au coût des opérateurs de taxi.
Ces derniers se penchent actuellement sur les critères de sélection des candidats. « La priorité sera donnée à une représentante du genre féminin », explique Yashpal Murrakhun, président de la Federation of Hotels Taxi Associations, et Atma Shanto, porte-parole de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), à laquelle est affiliée l’association des taximen d’hôtels. L’aide de l’école hôtelière sir Gaetan Duval sera sollicitée pour la formation de ces “taxi representatives” en “customer care”.
La Tourism Authority a par ailleurs fait comprendre que les tarifs des taxis devraient être affichés à la réception des établissements hôteliers. De plus, les “contract cars” ainsi que les taxis provenant d’autres bases d’opération n’auront pas accès à l’enceinte des hôtels pour récupérer les touristes pour des excursions et sorties. Exception faite cependant aux voitures conduites par un chauffeur dont les services ont été retenus depuis un bon moment par les tour-opérateurs.
L’autorité régulatrice du secteur de tourisme durcit également le ton quant au fait que le personnel des établissements hôteliers ne sera pas permis d’effectuer du “canvassing” au nom des tour-opérateurs. Enfin, la Tourism Authority demande aux hôteliers d’aménager des facilités comme une aire de stationnement, un abri, des toilettes et une cabine téléphonique, dans la mesure du possible, pour les taxis basés devant ces hôtels.
Pour le porte-parole de la FTU, Atma Shanto, ces mesures constituent « un pas positif vers la bonne direction », tout en rappelant le combat mené par la fédération des chauffeurs de taxis d’hôtels pour réclamer de meilleures conditions d’opération dans ce secteur. Pour le syndicaliste toutefois, la fédération continuera à maintenir la pression. « Il s’agit d’une première manche remportée », affirme notre interlocuteur. L’exécutif de la fédération compte en effet se réunir dans les jours à venir pour décider s’il y a lieu de suspendre ou d’annuler l’opération escargot annoncée devant l’aéroport à la fin du mois.