La Federation of Hotel Taxis Association (FHTA) devait organiser une manifestation devant l’hôtel LUX* Grand-Gaube ce matin. Mais la direction a décidé d’implémenter la recommandation de la Tourism Authority pour l’aménagement d’un comptoir d’information dédié aux taxis. La fédération se dit « satisfaite » de cette décision, mais continue son combat contre les autres hôtels qui feraient de la résistance. Une pétition a aussi été envoyée au Premier ministre dans ce sens.
Réunis devant l’hôtel LUX* Grand-Gaube ce matin, les chauffeurs de taxi de différentes régions ont pris connaissance des évolutions concernant la mise en place d’un Information Desk à leur intention. En premier lieu, les 28 chauffeurs opérant dans cet établissement pourront bénéficier d’un espace avec des informations aux clients. Selon Atma Shanto, le négociateur de la fédération, c’est une décision intervenue après une réunion hier après-midi. « C’est un bon dénouement. Nous sommes satisfaits de cette décision. Nous espérons que la situation évoluera également pour les autres hôtels. »
Sollicité sur la question, Brice Lunot, directeur de l’hôtel LUX* Grand-Gaube, indique toutefois qu’il s’agit d’une décision qui avait été prise « depuis longtemps », découlant de la recommandation de la Tourism Authority. « Le “desk” est déjà là. Nous avons identifié un endroit près de l’entrée. Tout a été fait à nos frais. Il revient maintenant à la fédération de trouver une personne pour y assurer le service. » Ce dernier indique également que la mise en place du comptoir a été faite sans condition concernant un loyer, comme l’avait annoncé la fédération par le passé. De même, la personne affectée au comptoir pourra utiliser les toilettes de l’hôtel.
De son côté, Atma Shanto précise que le combat de la fédération ne s’arrête pas là. « Nous continuons notre campagne pour que tous les hôtels ayant 50 chambres ou plus appliquent cette mesure gouvernementale. » D’autres manifestations sont ainsi prévues, notamment devant l’hôtel La Pirogue, à Flic-en-Flac, et le Club Med, à Pointe-aux-Canonniers.
Par ailleurs, la fédération recueille en ce moment des signatures pour une pétition adressée au Premier ministre. La liste des hôtels, qui refusent d’appliquer la mesure pour les taxis, y est indiquée. De même, la fédération cite une liste de directeurs étrangers des établissements hôteliers qui seraient réfractaires à la décision gouvernementale. Il est demandé au Premier ministre de révoquer leur permis de travail et de séjour.