La Government Teachers’ Union (GTU) célébrera le Teachers’ Day le 5 octobre prochain au centre des enseignants, à Quatre-Bornes. Lors d’une conférence de presse jeudi 19 septembre  à Port-Louis, son président, Vinod Seegum, avance que « contrairement à d’autres syndicats, la GTU ne réclame pas de congé en jour de semaine ».

Par la même occasion, il réclame la mise sur pied de l’Educator’s Council au plus vite. Le Teachers’ Day, décrétée par les Nations Unies et chapeautée par l’Éducation internationale, est généralement célébré chaque année le 5 octobre. Vinod Seegum explique que, cette année, cette journée tombera un samedi et que plusieurs syndicats des enseignants réclament un congé en jour de semaine. « Depuis la première fois, seule la GTU célèbre cette journée à Maurice et, depuis la semaine dernière, d’autres syndicats sont venus pour dire qu’ils célèbrent cette journée et réclament un congé.

Normalement, c’est la GTU qui formule une demande de congé auprès du gouvernement et nous avons décidé de ne pas le faire. Nous célébrerons le Teachers’ Day le samedi 5 octobre au Teachers Centre, à Quatre-Bornes », avance-t-il. Par ailleurs, Vinod Seegum soutient qu’il est temps que le ministère de l’Éducation vienne enfi n avec la mise sur pied de l’Educator’s Council. « C’est une proposition de la GTU depuis 2008 pour mettre de l’ordre dans la profession d’enseignant. L’Educator’s Council aura pour but d’enregistrer tous les éducateurs du préprimaire, primaire et secondaire et aussi préparer un code d’éthique pour tous les enseignants », dit-il.

Le président de la GTU annonce aussi qu’un nouvel Integrity Charter sera publié, à l’issue d’une collaboration entre l’ICAC, la GTU, le Mauritius Education Institute (MIE) et quelques syndicats. « Cet Integrity Charter met l’accent sur le “dress code” et le comportement des enseignants. De plus, ce “charter” permettra de combattre la corruption dans le domaine de l’enseignement, comme empêchant des enseignants à recevoir des “cadeaux” des parents d’élèves. Nous travaillons actuellement sur une nouvelle édition », précise-t-il.

Enfin, le président de la GTU avance qu’une pétition a été envoyée au bureau du Premier ministre pour contester les procédures autour de la sélection des maîtres d’école. « Le maître d’école est recruté par la PSC, au détriment de certains plus anciens ou qui le méritent plus. Nous avons ainsi envoyé une pétition, contenant 3 000 signatures, au Premier ministre pour contester le nouveau système. Nous estimons que cela peut provoquer une frustration énorme chez les aspirants maîtres d’école », dit-il.