La fermeture du centre du Training and Employment of Disabled Persons Board (TEDPB) de Rose-Belle, du jour au lendemain, laisse de nombreux parents dans le désarroi. Cette structure placée sous la responsabilité du ministère de la Sécurité sociale n’a pas été en mesure de trouver un nouveau local depuis que le bâtiment qu’il occupait a été déclaré « unsafe ». Il a été proposé aux parents d’envoyer leurs enfants à Calebasses qui se trouve à l’autre bout de l’île.
C’est le 14 août dernier que les parents dont les enfants fréquentent le centre de Rose-Belle ont reçu une lettre leur apprenant sa fermeture dès le lendemain. Même si cette éventualité avait déjà été évoquée, ils ont été pris de court par l’arrêt subit de la formation. Avec pour conséquence que les jeunes handicapés sont contraints de rester à la maison. Dans certains cas, les parents n’avaient pas pris les dispositions pour les garder à domicile.
Deux semaines se sont écoulées sans que la direction du TEDPB ne tienne les parents au courant de la marche à suivre. Jusqu’ici, la seule possibilité qui avait été évoquée à la fermeture était d’envoyer les stagiaires au centre de Calebasses. Or, ce centre se trouve dans le nord de l’île, alors que celui de Rose-Belle est dans le Sud. La majorité de jeunes qui s’y rendent habitent donc dans cette partie de l’île. Un parent témoigne : « On nous a dit qu’il y aurait un van pour prendre les enfants le matin et les ramener l’après-midi. Mais à quelle heure doit-il quitter le Sud pour arriver au Nord, surtout à l’heure de pointe ? », s’interroge un parent inquiet.
Ce dernier se demande si ce ne serait pas plus profitable pour le gouvernement de louer un autre bâtiment dans le Sud au lieu de faire voyager les jeunes handicapés aussi loin. Ceux qui ont visité le centre de Calebasses se disent également étonnés qu’on transfère les enfants là-bas pour des raisons de sécurité, alors que ce centre est lui-même en mauvais état. Le mur a été fissuré à plusieurs endroits (voir photo) et une partie du bâtiment a même été sécurisée en raison de son état.
Qui plus est, soulignent ces parents, « nous avons cherché à rencontrer les responsables du TEDPB, mais il paraît qu’il n’y a ni président, ni directeur. Est-ce parce qu’il s’agit de personnes handicapées qu’on ne juge pas nécessaire de nommer les personnes qu’il faut ? »
Ces parents relèvent également le manque de cohérence dans les communications du TEDPB. « D’abord, nous recevons une lettre annonçant les dates des vacances du deuxième trimestre et précisant la date de la rentrée pour le 14 août, ensuite, à cette date, on nous envoie une autre lettre pour annoncer la fermeture dès le lendemain. »
Les parents lancent un appel au Premier ministre pour qu’il intervienne en faveur des jeunes handicapés. « Nos enfants s’ennuient à la maison. Ils veulent continuer à aller au centre et voir leurs amis », disent-ils.