C’est drôle ce que ces soirées de végétation profonde peuvent offrir d’inattendu. Déesse zappette passe de la 4 à la une. Petit miracle télévisuel : un chat qui parle, puis un miaou-miaou nasillard, et je sors de mon activité morbide. Le Chat du Rabbin c’est une gamme le couleurs, un agencement de tons, d’humeurs, un humour noir imprévisible, une palette ocre algérique – une vivacité contemplative en film d’animation.
La poésie a cela d’effet. On suit le rabbin et son chat dans cette quête d’une Jérusalem africaine. Les personnages se composent en tableau dansant : un fond de manouche, de kabyle – un non au « racisme », à la « connerie ».
Et de dire cela de Dieu : Abraham remercie Yahve face à Israël ; le Cheik Mohamed Sfar lui rendra grâce face à la Mecque. Les deux danseront ensuite sous le quart de lune disant la joie d’être humain
et de croire. Et d’y offrir un brin de sagesse : « Dis-toi que Dieu est un type bien », pas besoin de plus…