Un important changement se précise dans le paysage des télécommunications. L’adoption des numéros à huit chiffres pour la téléphonie mobile est annoncée comme imminente, la date de ce changement devant être débattue lors d’un atelier de travail consultatif sous l’égide de l’Information and Communication Technologies Authority jeudi prochain. Le passage aux huit chiffres se fera en deux étapes, les lignes fixes, y compris les Toll Free Numbers et autres numéros spéciaux, devant être touchées à une étape ultérieure, probablement un après les téléphones mobiles. La date pour la téléphonie cellulaire pourra être connue jeudi à la clôture de cet atelier de travail, laisse comprendre la documentation officielle disponible à ce jour sur le site web de l’ICTA.
Le Consultative Workshop de l’ICTA jeudi, placé sous la présidence du ministre des Technologies de l’Information et de la Communication Tassarajen Pillay Chedumbrum, s’annonce crucial dans la détermination du calendrier menant aux numéros à huit chiffres pour les téléphones mobiles. D’ailleurs, l’ICTA met l’accent sur le fait que « one of the decisions to be taken as part of this project, for the policy maker and the ICTA, is the date for the implementation. It is precisely to address this and other issues not just related to the ICT sector but to other sectors as well the public, that this one-day multi-stakeholder workshop on the Implementation of the 8-Digit Numbering Plan for mobile networks for the Republic of Mauritius is being organized ».
L’urgence du changement de sept à huit chiffres se justifie par l’importance accrue des téléphones cellulaires dans le secteur des télécommunications à Maurice. Les dernières données disponibles confirment qu’il faut compter au moins un téléphone cellulaire par tête d’habitant. Pour une population d’au moins 1,3 million de Mauriciens, l’ICTA recense 1 275 000 abonnés au téléphone mobile, avec 1 171 982 en mode prépayé (prepaid) et 102 238 en postpaid.
D’autre part, l’ICTA est arrivée à la conclusion que « amongst the many other reasons being put forward for a review of the Numbering Plan for mobile networks in Mauritius is that the current structure is not as coherent as wished for since numbers allocated for mobile services are intersped with fixed numbers ». De leur côté, les opérateurs de téléphonie mobile ont déjà revu leurs protocoles pour faire face à la demande croissante en conformité aux guidelines émises par l’ICTA.
L’atelier de travail de jeudi au Hennessy Park Hotel d’Ébène comportera plusieurs volets après la partie protocolaire avec les interventions du directeur exécutif de l’ICTA, le Dr Oolun, le président du Board, Trilock Dwarka et le ministre Chedumbrum. Il faut s’attendre à ce qu’avec le consensus dégagé entre les différents interlocuteurs quant à la date de changement de sept à huit chiffres, une campagne de sensibilisation du public soit enclenchée.
La première session jeudi sera consacrée au choix de la méthode pour le changement de sept à huit chiffres, aussi connue comme la Migration Method. Les responsables de l’ICTA feront une présentation générale du 8-Digit Numbering Plan aussi bien que du Migration Plan envisagé. Par la suite, les séances de travail seront consacrées aux aspects techniques de ce changement aussi bien qu’aux répercussions pour les abonnés de la téléphonie mobile.
Face aux objections formulées contre la Two-Phased Migration Approach, comme celle faisant la distinction entre les téléphones cellulaires et les lignes fixes, le raisonnement est que « the Authority maintains that, in accordance with good practice and in the benefit of consumers, numbering in a hard cut-off mode is never recommended. With regard to the possible confusion if customers pertaining to the difference in number of digits between fixed and mobile numbers, the Authority considers that same will be dissipated, due to the fact that mobile numbers will have a specific leading digit. Hence, it will be easier for customers to remember that all numbers with digit 5 are mobile numbers and hence 8-digits ».
Une des préoccupations majeures des opérateurs est le coût le changement de sept à huit chiffres. « It is a fact that any major numbering change is implemented at high costs for operators », note une communication officielle de l’ICTA, qui ajoute que « it is believed that any numbering plan is carried out for the benefit if the citizens as a whole and that each stakeholder has to bear party of the costs related to the change ». Ces coûts seront répartis entre les opérateurs, les abonnés de téléphone aussi bien que l’ICTA.
Le dernier changement dans les numéros de téléphone remonte à 1989, passant de six à sept chiffres. Le secteur de la téléphonie était alors moins complexe avec seulement 50 000 abonnés et un unique opérateur impliqué dans l’exercice.