La Maison de la culture télougoue (Telugu Saamskrutika Nilayam) a organisé récemment un concert de musique carnatique et vocale. Cet événement a bénéficié du concours d’artistes locaux et de Jimmy Apalama, percussionniste de La Réunion et président-fondateur de la troupe réunionnaise Carnatic Run Musical (CRN).
Les artistes ont été accueillis par Narainsamy Sanyasi (MSK), président du Telugu Saamskrutika Nilayam (TSN), à la rue Célicourt Antelme à Rose-Hill. Le concert a été consacré aux oeuvres musicales du célèbre interprète de musique carnatique Muthuswami Dikshitar Krutulu (1775-1835). Ce poète et compositeur, originaire du sud de l’Inde, est l’une des figures de la trinité de musique carnatique, les deux autres étant Thyagaraja (1767-1847) et Syama Sastri (1762-1827). Ses oeuvres musicales sont pour la plupart en sanskrit. Environ 500 d’entre elles sont souvent interprétées dans des concerts classiques de musique carnatique.
Les artistes mauriciens qui ont animé le concert étaient Sivaramen Murday au “Ghatam” (playpot), Ramakrishna Neeladoo au violon, Khesara Sanyasi au “Kanjira” (tambour de cadre de la famille du tambourin) et Parama Valaydon à la flûte. Ont également participé à cet événement Brahmaananda Sanyasi, Ansuya Annasamy, Dhanarbarlen Annasamy et Saraspadee Ayasamy. Des prières ont par ailleurs été dites par l’Acharya Srinivaasula Venkatachaaryulu.
S’adressant à l’auditoire dont de nombreux jeunes, le président du TSN et le fondateur du CRN ont tous deux parlé de la beauté de la musique classique du sud de l’Inde et de la nécessité de la promouvoir dans l’île. Durant le concert, le public a pu apprécier les instruments de musique classique du Sud de la Grande péninsule, dont le tambour de cadre et le “playpot”, considéré, selon Dr G. Reddy Luthmoodoo, comme un des plus anciens instruments musicaux de cette partie du monde.
« La présence de nombreux jeunes au concert est le signe d’un revival de la musique carnatique et la preuve que la jeune génération est aussi apte à savourer la musique classique », a souligné Narainsamy Sanyasi.