Hier à Petit Camp, Emmanuelle de Beer s’est offert une troisième joueuse indienne d’affilée pour s’inviter à la finale du simple dames du Mauritius Open ITF U18. La Mauricienne, classée n°5, n’a eu besoin que de deux sets pour écarter 6-3, 6-3 Simran Kaur Sethi, pourtant installée n°2 dans le tableau. Ce matin (9h), elle devait donc croiser le fer pour le titre avec la non moins surprenante Malgache Hariniony Andriamananarivo n°3 et tombeuse de la n°1, l’Indienne Parminder Kaur, 6-2, 6-3.
L’écart existant au classement mondial ITF entre les quatre joueuses se retrouvant dans le carré d’as était assez conséquent, Kaur étant classée 469e, Sethi 546e, De Beer 765e et Andriamananarivo seulement 601e. Mais leur classement ne reflète pas réellement leur vrai niveau dans ce tournoi de grade 5.
C’est aussi le cas pour la finale du simple hommes où ce sont deux outsiders qui vont se défier avec d’une part le Russe Andrey Rublev (13 ans), révélation du tournoi et non-classé du tableau et à l’ITF, et de l’autre le Tunisien Skander Mansouri, 532e jr mondial. Le Russe avait été n°1 européen en U14 pendant huit mois cette année avant de passer 2e cet été suivant une élimination en 8es de finale aux championnats d’Europe.
La qualification d’Emmanuelle de Beer ne fut toutefois pas aussi simple qu’elle en à l’air, l’Indienne Sethi lui offrant une belle résistance avant de plier. Dans le premier set, elles ne céderont jamais leur service jusqu’au 8e jeu quand De Beer fit sauter le verrou. Elle fit le break pour mener 5-3 avant de confirmer au service dans le jeu suivant. Elle enleva la manche 6-3 à sa 3e balle de set.
La deuxième manche fut plus serrée que la première, les deux adversaires étant au coude à coude jusqu’au 5e jeu où De Beer réussira un premier break pour mener 3-2. Mais passé ce moment, la Mauricienne se fera une frayeur. Au service, elle sauvera deux balles de jeu à 15-40 et ne conclura le set qu’après avoir repris l’avantage. Cette épreuve surmontée, elle réussit un deuxième break pour porter l’écart à 5-2.
Piquée dans son orgueil, l’Indienne répliqua pour revenir à 3-5 sur service adverse. Mais quoique subissant au début du dernier jeu les puissants coups droits de son adversaire, Emmanuelle de Beer savait que le plus dur était fait. Menée 15-40, elle renversera la vapeur pour s’offrir un 3e break et le match 6-3.
« Ce 2e set a été plus dur à gagner. Mais je ne savais pas ce qui allait se passer pendant ce match. Je ne m’attendais à rien en fait. Mais je savais que je n’avais rien à perdre, car c’est elle la n°2 sur papier qui devait gagner », a-t-elle réagi après sa victoire. Et de conclure : « J’étais un peu stressée au 2e set, mais plus confiante après avoir enlevé le premier. Après j’ai pu trouver mon jeu. Je me battais sur chaque balle en me donnant à fond et en contrôlant. J’ai crié un peu pour me lâcher les nerfs. Je suis très contente d’avoir gagné. »
À noter que les finales du double hommes et dames devaient aussi se jouer ce matin à Petit Camp.