Le Malgache Jean-Richard Randriamanantsoa, Kamil Patel ainsi qu’Astrid Tixier et la Française Stéphanie Sagaspe ont validé leur place en finale du simple homme et du simple dames de l’Anglo Mauritius Open, tournoi sur terre battue au Club de Rose-Hill. Le Malgache est venu à bout de son élève Hemanshu Rambojun 6-3, 5-7, 6-4, tandis que Patel a disposé du Polonais Lukasz Skowronski 7-5, 7-6. En féminin, Tixier s’est défait d’Eugénie Lim Ah Tock 6-2, 2-6, 6-4, alors que Sagaspe a fait chuter Shannon Wong, la favorite du tableau, 6-1, 6-1.
Les demi-finales ont rendu leur verdict hier et samedi, soit à une semaine de la phase finale prévue le 10 novembre au même endroit. Samedi, Astrid Tixier (2) a fait face au retour d’Eugénie Lim Ah Tock dans le deuxième set que celle-ci remporta 6-2. Mais une fois le match relancé, la n°2 du tableau fera la différence après haute lutte pour l’emporter 6-4.
Dans l’autre match, Stéphanie Sagaspe s’est avérée trop forte pour Shannon Wong, qu’elle a expédié en deux sets. La Française avait déjà dans le passé fait partie de l’équipe technique de la fédération mauricienne durant quelques mois avant de se retirer. Son duel en finale contre Astrid Tixier est à suivre ce samedi.
En masculin, on peut dire que le Malgache Jean-Richard Randriamanantsoa reste le grand favori pour le titre, son sixième d’affilée, s’il parvient à surmonter le dernier obstacle qui se nomme Kamil Patel. Après avoir déroulé son jeu dans le premier set qu’il remportait 6-3, le coach fédéral s’est retrouvé en difficulté dans la manche suivante contre son plus jeune élève, Hemanshu Rambojun, 14 ans.
« J’ai baissé de pied physiquement, mais c’est vrai de dire qu’il commence à savoir gérer son match. J’espérais finir plus vite, mais il a bien réagi. Je me suis quand même bien repris dans la manche décisive », confie le Malgache. Et qu’en est-il de la finale ? « Contre Patel, je vais essayer de jouer à mon meilleur niveau, car il est très expérimenté. Je vais juste me préparer physiquement », estime-t-il.
Hemanshu Rambojun avoua pour sa part que « cela était un peu intimidant de jouer contre mon coach, car il connaît bien mon jeu, surtout mes points faibles. » Rejoint à cinq partout, Rambojun s’adjugea les deux jeux suivants 7-5 pour rétablir l’équilibre. Dans le set crucial, il égalisa à 4-4 avant de céder les deux jeux suivants.
Dans l’autre demi-finale, Kamil Patel nous a rappelés aux bons souvenirs de ses trois titres obtenus entre 2007 et 2009. « Mais depuis mon dernier titre, je n’avais plus joué. Cela fait trois ans… Mais comme j’aime bien ce tournoi, j’ai rempilé », raconte-t-il entre deux gorgées d’eau.
Contre Skowronski, ce n’est jamais facile. Mais Patel fera le premier le break à 5-5 avant de plier le set initial 7-5. Néanmoins, il sera mené 4-1 dans le set suivant avant d’arracher la victoire au tie-break. « C’est mon adversaire qui a lâché. Il m’a donné la chance de revenir dans la partie. Je sais que c’est le genre de joueur qui vous donne des points », dira-t-il.
À 33 ans et sans entraînement, le triple champion n’a plus ses jambes d’antan. « Les sensations ? Ça va moyennement, il y a eu des bons et des mauvais moments aujourd’hui (hier). Pour tenir dans la finale, j’ai juste beson d’être un peu plus consistant. Je vais m’entraîner. Mais c’est assez difficile de gérer une semaine de break. On verra bien. »
Un peu plus loin, Lukasz Skowronski se remet de sa déception. Lui aussi revient de six mois de coupure en raison d’une douleur au bras droit. « Aujourd’hui, j’étais à 80% et je ne pouvais placer mon revers du droit qui est mon arme préférée. Dans le second set, il est revenu à 4-4. J’ai repris le dessus 5-4, avant qu’il ne reprenne l’avantage 6-5. J’égalise alors à 6-6 en pensant que je pouvais le gagner. Mais c’est lui qui l’emporte. Malgré mon bras, je pense que physiquement j’étais mieux que lui. Mais je n’ai pas su exploiter toutes les options », concéda le Polonais.
Il lui reste le match de classement à jouer contre Rambojun.