2014, marquée par l’éclosion de quelques jeunes talents, cède la place à une année 2015 tennistique très attendue avec les 9es Jeux des îles à La Réunion (1er-8 août). Défi qui constitue le point d’orgue du calendrier, renchérit le président de la fédération mauricienne, Kamil Patel, d’autant que ce sport effectue son retour aux Jeux après une absence remarquée en 2011 à Mahé.
Compte tenu du fait que l’équipe malgache sera sans doute celle qui fera le plus mal durant le tournoi, l’attention est déjà braquée sur les joueurs mauriciens les plus susceptibles de faire partie de l’équipe. Mais la confiance est là, si l’on se fie au président. « Nous avons une bonne équipe composée pour la plupart d’expatriés. On espère qu’ils poursuivent sereinement leur préparation sans être freinés par des blessures. Car il faudra arriver à La Réunion en pleine forme pour mieux rivaliser ».
La confiance est placée notamment en Bruno Gorayah, Julien Min Fa (France), Dylan Foo Kune et Deena Li Kam Wa (États-Unis), Emmanuelle de Beer, Amélie Boy, Shannon Wong, Astrid Tixier, Adam Ramasawmy, Kenny Wong, Ryan Wong, Hemanshu Rambojun, Jason Ah Chuen ainsi que Zara Lennon, Sophie Pismont et « Sohinee Ghosh (Angleterre) dont on n’a pas de nouvelles pour le moment ». De cette liste émergera la sélection.
Le président se tient lui aussi prêt à jouer le jeu si la situation l’exige vraiment, « même si je ne m’entraîne pas autant qu’avant ». Habitué du podium depuis sa première participation à l’événement en 1998 à La Réunion (or en simple hommes et double hommes), puis en 2003 à Maurice (or en simple hommes et argent en double hommes avec Olivier Couacaud et en équipes), il avait aussi accroché à Tana en 2007 le bronze du simple hommes et l’argent du double mixte avec Marinne Giraud.
Mais s’il revient sur la scène cette année en même temps que la discipline, c’est pour être « la cinquième roue du carrosse ». « Il y a les jeunes qui arrivent en âge et qui s’entraînent plus que moi et qui méritent leur place. Ils progressent bien. Mais je suis toujours compétitif et même champion national ».
Depuis plus de trois mois, la présélection s’entraîne « régulièrement en pensant à quelques médailles ». Mais plus précisément, « elle se prépare quelque part à la médaille d’or et au jour J pour savoir ce qu’on arrivera à faire. Madagascar sera bien l’équipe à battre, puis La Réunion moins armée peut-être, mais qui jouera devant son public ».
Cela dit, les jeunes qui ont intégré la présélection depuis l’année dernière ont insufflé une nouvelle énergie à toute l’équipe, constate Kamil Patel. Dans cet même ordre d’idées, il souligne que 2014 a été une année de développement et de confirmation avec l’introduction des tableaux progressifs dans les tournois nationaux.
« Cette initiative du comité technique a créé plus de compétitions, plus de rivalité entre les joueurs, surtout en féminin, d’où l’apparition de nouveaux talents tels Zara Lennon et Kenny Ah Chuen. On peut aussi ajouter Amaury de Beer et Jason Ah Chuen. Mais au plan international, il nous a juste manqué un peu de résultats. Mais je crois que cette nouvelle génération a besoin encore d’une ou deux années pour confirmer. Chaque joueur est un cas particulier et a besoin d’être traité individuellement. Mais il y a un système qui a été bien mis en place pour les soutenir. On espère qu’on aura de bons résultats ».