L’aventure en simple a pris fin tristement pour Enzo Couacaud ce matin à l’Open d’Australie, où le jeune Mauricien a été battu au 3e tour (6-2, 6-0) par l’Australien Thanasi Kokkinakis. Présent dans le tableau sur une wild-card, Kokkinakis, un grand gaillard de 17 ans coiffé d’une casquette à visière retournée, semblait déjà avoir fait forte impression sur Couacaud dès les échanges d’échauffement et il était le plus prompt à entrer dans le match grâce à ses services plus puissants et à son jeu généralement plus percutant.
Enzo Couacaud, élève de l’académie Moratoglou et répertorié sujet français pour les besoins de son classement, avait relancé brièvement les espoirs en revenant à 2-5, après avoir été mené 4-0 dans un début de partie peu encourageant. Mais il allait conclure par une double faute sur balle de première manche, concédant son service pour la 3e fois dans le set en s’inclinant 6-2. Il faisait ensuite venir le soigneur sur le court, évoquant une blessure à hauteur du genou droit, ce qui causait un certain retard à la reprise du match pour un deuxième set où il n’allait être que l’ombre de lui-même en cédant totalement pour se faire punir 6-0.
En sept jeux de service, Couacaud n’en a remporté aucun, son pourcentage élevé de premiers services (88%) au second set étant trompeur dans le sens où il se contentait le plus souvent d’une mise en jeu et semblait éprouver des difficultés à se livrer plus franchement.
L’Open d’Australie ne réussit décidément pas au jeune Couacaud (18 ans le 1er mars), qui avait souffert d’une rupture des ligaments l’an dernier au tournoi de préparation de Traralgon, n’ayant même pas pu se présenter à Melbourne Park.
En quart de finale du double junior cet après-midi, les choses ne s’annoncent guère plus faciles pour Couacaud et son partenaire, l’Italien Stefano Napolitano. Le tandem doit retrouver sur le court la paire australienne comprenant Nick Kyrgios, devenu cette semaine le nouveau n°1 mondial junior et… Thanasi Kokkinakis.
Couacaud pourra tout de même compter sur l’encouragement d’un petit groupe de Mauriciens présents ce matin dans les gradins du Court 6, munis d’un large drapeau quadricolore qu’ils n’ont pas eu souvent l’occasion d’agiter.