Rien ni personne n’a pu priver le Malgache Jacob Rasolondrazana d’un sixième trophée d’affilée du simple hommes cette année, son troisième depuis 2013. Samedi, il a remporté la finale du Swam Open en dominant son grand rival et compatriote Jean-Richard Randriamanantsoa 7-6 (3), 6-1 sur terre battue au Rose-Hill Club. Le trophée féminin n’a pas échappé à Astrid Tixier, qui a gagné 6-4, 6-2 face à Sharlyn Chan Tam Neng. Les vainqueurs sont repartis avec Rs 20 000 et les finalistes Rs 10 000 chacun.
Comme l’an dernier, le grand favori s’est fait de grosses frayeur en se voyant acculer dans le premier set. Et comme l’an dernier, il a été contraint au tie-break par le même adversaire qui ne voulait rien lâcher. Jean-Richard Randrianamantsoa comble en effet deux jeux d’écart pour égaliser 5-5 dans le premier set après avoir concédé le break à 3-4 et perdu l’avantage à 40-40. Il mène par la suite 6-5 au service, mais ne peut confirmer son retour. Plus puissant et mené 0-40 dans le 12e jeu, son adversaire remonte quatre points pour renverser le set et conserve ainsi son tour de service et égalise 6-6. Relancé à fond, Jacob Rasolondrazana s’offre plus facilement le tie-break 7-3 et le premier set 7-6. Le plus dur est fait.
« C’était assez serré. À 5-4 pour moi, je fais deux doubles fautes et je perds le jeu. Il me débreak et cela lui donne de l’espoir de pouvoir s’imposer, d’autant qu’il mène 6-5 dans le jeu suivant. Mais après ce passage à vide, j’ai recollé pour revenir à 6-6 et j’ai bien géré le tie-break. C’est vrai que je me fais un peu peur à la fin du 1er set. Mais c’était un bon set et mon adversaire n’a pas fait deux fautes jusqu’au tie-break », commentait avec fair-play le gaucher malgache à la sortie du court. C’est aussi son troisième titre d’affilée dans ce même tournoi depuis qu’il a débarqué à Maurice courant 2013.
Après ce tie-break, Jacob Rasolondrazana survole le second set 6-2 et le match est bouclé en 1h30. Jean-Richard Randriamanantsoa ne peut que constater les dégâts. En fait, était-il prêt à affronter le tie-break ? « Je suis passé à côté. Il m’a manqué l’expérience et plus de matches avant de jouer cette finale, d’autant que c’est un tableau progressif. Savoir gérer une finale est aussi important. Jusqu’au tie-break, j’ai joué mon propre jeu sans me poser trop de question et ça m’a bien aidé. Mais je n’ai pas profiter du second set. Physiquement, il y a encore des choses à améliorer », répond-il, visiblement déçu.
Deuxième titre de rang cette année et troisième sacre d’affilée également pour Astrid Tixier depuis 2013. Absente par moment dans le premier set, elle se retrouve menée au score par Sharlyn Chan Tam Neng 1-2. Mais elle profite des fautes adverses pour revenir dans le match. Elle mène 4-2, 5-4 et enlève le premier set 6-4 et le second 6-2 après avoir mené 5-1 et 5-2.
« En plus que c’est une surface qui n’est pas facile à jouer, je n’étais pas bien concentrée à l’entame du match. Après je suis restée plus solide en fond de court et j’ai mieux géré les points les plus importants et surtout à prendre l’avantage sur service adverse », indique-t-elle.
Reste que c’était la deuxième finale du simple dames après le Yop Open tenu au même endroit que disputait cette année Sharlyn Cham Tam. À 15 ans, elle avoue qu’elle a mal débuté sa finale. « Après le 1er jeu je me suis bien reprise pour tenir le score. Mais après elle a pris le dessus et je n’ai pas su profiter des occasions. Au 2e set, j’ai complètement sombré ». Il lui reste les championnats nationaux UBP et Appleby pour prouver qu’elle vaut mieux que cela.